Au coeur des sauveteurs

Samedi 11 janvier 2014

Samedi 11 janvier à 15H20 sur France 3 Alpes
Initialement diffusé le samedi 27 avril à 15H20 sur France 3 Alpes
"Au coeur des sauveteurs" samedi 27 avril à 15H25 sur France 3 AlpesPortraits croisés d’Alice, deuxième femme à intégrer le PGHM de Chamonix, Joël, secouriste et maître-chien, et de Stanislas, médecin héliporté.
C’est une réelle immersion au coeur de l’action que propose Antoine Rivière. Ce film est une histoire brute, celle de la vie de trois personnages amenés à exercer un métier d’exception qui requiert une technicité et une humanité hors du commun. Le métier de sauveteur, spécialement dans ce domaine de compétence, est certainement l’un de ceux qui représentent le mieux certaines valeurs actuelles : l’humilité, le respect, l’amitié et le savoir-faire. Ici, on ne peut pas tricher.

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Ce documentaire vous fait partager le quotidien de ces hommes et de ces femmes, à travers le regard de trois d’entre eux :

Alice Coldefy du Peloton de Haute Montagne de Chamonix, 2e femme dans l’histoire de la gendarmerie à intégrer ce peloton.
A bord de Choucas 74Alice Coldefy, 29 ans, deuxième femme dans l’histoire à intégrer ce peloton. C’est une fille de la région, guide de haute montagne et alpiniste chevronnée. Elle débute en 2007 au poste de gendarme adjoint au titre de sportif de haut niveau et elle est parvenue à franchir toutes les étapes, réputées pourtant comme les plus élitistes et ardues de la profession. La jeune femme qui n’a pas froid aux yeux a souhaité accéder rapidement au titre prestigieux de guide de haute-montagne que seule une vingtaine de femmes en France ont obtenu. « Certains appels nous font parfois sourire, mais les vrais inconscients sont heureusement rares. Ces gens partagent souvent la même passion que nous ; l’erreur est humaine et très vite arrivée dans ces conditions », affirme Alice. Elle apportera au film sa sensibilité féminine, dans ces moments où le sauveteur effleure l’intimité de sa victime.

Joël Gaye, pisteur secouriste de Méribel et maître-chien.​
« Si je change de chien, je dois repartir de zéro, raconte Joël Gaye, en montrant la photo de son berger allemand. J’ai dressé Vanec en l’habituant très jeune à chercher un doudou, puis à trouver une personne cachée dans la neige. » Sa disponibilité est totale pour se rendre n’importe quand sur le lieu d’une avalanche. Cette spécialisation est vraiment une vocation forte. « Un chien d’avalanche sans son maître n’est qu’un chien parmi tant d’autres. De même qu’un maître-chien sans son chien n’est qu’un être humain ordinaire parmi tant d’autres ». Pour le chien, il s’agit d’un jeu, même en situation réelle. Comme tous les pisteurs secouristes il exerce une autre profession durant l’été. Ce qui le pousse à revenir chaque année depuis cinq ans à Méribel ? Certainement pas l’appât du gain –un pisteur gagne 1900 euros net par mois au bout de dix ans d’expérience–, mais plutôt la passion de la montagne. « Travailler dans un tel cadre constitue un immense privilège. »

Stanislas Prieur, médecin du SMUR héliporté.
Aujourd’hui, sur la DZ de Courchevel, la dropping zone, où se posent et décollent les appareils, l’atmosphère est calme. Il n’y a pas eu de sauvetage délicat, juste la routine : petites fractures, foulures... Le docteur Philippe Nguyen est d’autant plus détendu qu’il n’est pas de garde. Avec 1 400 secours effectués par an, l’intérêt de la médicalisation des secours ne fait aucun doute. Très vite, il faut faire un diagnostic, évaluer le type et la gravité du traumatisme. Pas évident lorsque le blessé est saucissonné dans sa corde ou étranglé par son sac à dos. Après, on « shoote » la victime : on la perfuse, à travers les vêtements de montagne, de puissants sédatifs pour pouvoir l’hélitreuiller. Parfois il faut réanimer, intuber, dans un total inconfort. Nous le suivrons dans ses sauvetages périlleux techniquement et complexes médicalement. Ceux qu’il préfère, avoue-t-il. La mort n’est presque jamais nommée

Un quotidien où l’exceptionnel peut intervenir à n’importe quel moment.

Un documentaire de 52 min réalisé par Antoine Rivière
Production : Flair Production et France 3 Alpes

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