Pilote d’hélicoptère : passionné du vol !

Mardi 10 novembre 2009

Le Français Christophe Pougnet, 23 ans, pratique depuis un peu plus d’un an un métier méconnu du grand public : il est pilote professionnel d’hélicoptère. Depuis septembre dernier, il est basé à l’Héliport Sorel-Tracy. Son rêve de gamin, sa passion pour le vol et son envie de voir du paysage l’ont conduit de la France au Québec et mené là où il a toujours voulu être : aux commandes d’un hélicoptère. Les 2 Rives l’a rencontré, vendredi dernier, afin de faire découvrir son métier et partager sa passion au quotidien.

Christophe Pougnet est pilote commercial à Sorel-TracyIls sont en fait peu nombreux en province à faire ce métier au Québec, et ce, bien que le marché de l’hélicoptère est en pleine expansion. « Nous ne sommes qu’une poignée de pilotes au Québec à posséder une licence de pilote commercial. L’aéronautique, c’est un monde très petit. Celui de l’hélicoptère l’est encore plus. La plupart des pilotes se connaissent et partagent la même passion pour les hélicoptères. J’adore voler et me retrouver en plein ciel et à pouvoir poser mon appareil à peu près n’importe où. Piloter un hélicoptère, c’est en fait moins routinier que de piloter un avion de ligne qui doit se poser uniquement sur les grandes pistes d’atterrissage », a confié Christophe Pougnet.

Christophe Pougnet - Photo Patrick Turgeon Autre grande différence entre l’avion et l’hélicoptère, la façon de piloter l’appareil. En hélicoptère, le pilote utilise ses deux mains et ses deux pieds pour parvenir à assurer les différents mouvements de l’appareil. Il est aussi interdit de lâcher les commandes en vol. Ça exige aussi une grande concentration pendant toute la durée du vol qui se fait généralement à une altitude entre 1 000 et 2 000 pieds. « La coordination de tous les membres fait en sorte que le pilote contrôle l’hélicoptère. Il faut aussi rester à l’écoute de plusieurs facteurs dont les changements de direction des vents et de la météo », a renchéri M. Pougnet, qui occupait, avant d’obtenir sa licence de pilote professionnel, mécanicien sur les hélicoptères et les avions. Sa passion pour l’hélico l’a convaincu.

Pour obtenir sa licence de pilote professionnel commercial, le jeune homme français a quitté son pays et s’est exilé au Québec afin de suivre une formation à l’École de pilotage Passport Hélico à Mascouche, l’un des trois grands centres au Québec. Cette formation comptait 80 heures de théorie en plus d’une centaine d’heures de vol dont les vingt premières avec un instructeur. Il a dû ensuite passer un examen médical auprès d’un médecin attitré par l’aviation civile, au même titre que les pilotes de ligne. Il doit passer chez le médecin à tous les ans. Lorsqu’il aura 40 ans et plus, ce sera à tous les six mois. En plus d’être pilote professionnel, il est instructeur au sol pour les pilotes en devenir.

Chaque vol est différent, admet M. Pougnet. Le pilote doit d’ailleurs tenir compte de plusieurs facteurs avant de s’envoler. Il doit s’assurer que le poids de chaque passager ne dépasse pas 300 livres. C’est une obligation légale. En fonction du poids des passagers et de la force des vents, il calculera ensuite la quantité d’essence qu’il pourra mettre dans l’appareil. Il fera alors un compromis entre le carburant et le poids des passagers. Avant chaque premier vol de la journée, il doit aussi faire le tour de l’hélicoptère et s’assurer que son appareil est en ordre. Chaque hélicoptère utilisé pour des vols commerciaux doit aussi subir une inspection mécanique à toutes les 50 heures de vol. Chaque pilote a aussi l’obligation de ne pas voler plus d’une dizaine d’heures par jour. C’est la loi, précise-t-il.

Avant de s’envoler, le pilote a aussi l’obligation d’informer les passagers sur les règles de sécurité à suivre lors de l’embarquement et le débarquement de l’appareil et à l’intérieur de l’habitacle. Il a aussi le devoir de regarder la météo et de demander une autorisation de vol à la compagnie à laquelle il est assigné. Que le vol s’amorce ensuite. En 50 minutes, à partir de Sorel-Tracy, il sera à Québec, et en 25 minutes, à Dorval. Enfin, Christophe Pougnet et Héliport Sorel-Tracy n’offrent pas uniquement des vols commerciaux. Ils proposent aussi des tours aux touristes et aux citoyens de tous les âgées, intéressés à vivre leur baptême de l’air et de découvrir les principaux attraits régionaux, vus des airs. source
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20 octobre 2009 - Un héliport public voit le jour à Sorel-Tracy
Pour la première fois au Québec, les pilotes d’hélicoptère pourront atterrir pour ravitailler leur engin en essence, se poser pour quelques heures, y passer quelques nuits ou encore y entreposer leur hélicoptère pour plusieurs semaines, dans un héliport public. L'homme d'affaires est le président d'Héliport Sorel-Tracy - Photo Patrick Turgeon Et c’est à Sorel-Tracy, plus précisément sur la rue Adélard-Boucher, près de la rue Cormier, qu’il sera situé. La grande ouverture de l’Héliport de Sorel-Tracy, propriété de l’homme d’affaires sorelois Jean Tremblay, est prévue ce samedi 24 octobre, de 10 heures à 15 heures, en présence de la ministre provinciale du Transport, Julie Boulet, et du maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert.

Dans une entrevue exclusive accordée aux 2 Rives mercredi après-midi, le président de l’Héliport Sorel-Tracy, aussi président des Aciers Richelieu et promoteur du comité de relance des Éperviers de Sorel-Tracy, nous a mentionné que le marché est intéressant. Il faudra le développer. Il vise d’ailleurs le marché industriel pour rentabiliser son nouveau business qui a nécessité un investissement de deux millions de dollars. Cette somme comprend l’achat d’un hélicoptère et d’un hélico car, la construction des hangars pouvant entreposer entre 6 et 15 hélicoptères, d’un salon VIP pour les voyageurs, d’un bureau administratif et l’aménagement de deux stationnements et d’un point d’arrivée et de départ. Le Centre local de développement de Pierre-De Saurel a investi 50 000$ dans le projet.

Le pilote Christophe Pougnet et le président d'Héliport Sorel-Tracy, Jean Tremblay, sont fiers de l'aboutissement du projet - Photo Patrick Turgeon Les installations comptent 6 000 pieds carrés et pourraient accueillir entre trois et quatre vols par jour. C’est ce que souhaite le président Jean Tremblay. « Nous offrirons les services de l’héliport près du centre-ville car nous étions déjà propriétaires des terrains et nous sommes convaincus que le besoin est bien présent au Québec. Hydro-Québec, la Sûreté du Québec, l’Armée canadienne et plusieurs autres industriels de la région et des environs pourraient devenir des clients importants. Nous sommes situés à proximité des services de restauration, de commerces de location de voitures et d’hébergement, ce qui devrait aussi intéresser la clientèle d’affaires. Nous offrirons entre autres des vols commerciaux Dorval -Sorel-Tracy en 20 minutes à bord de notre hélicoptère dirigé par notre pilote Christophe Pougnet », dit-il.

Par ailleurs, M. Tremblay a expliqué au Journal que Sorel-Tracy est le croisement logique de tous les pilotes d’hélicoptère. Les hautes tours de la centrale thermique de Tracy figurent au nombre des trois principaux repaires des pilotes avec les montagnes de Saint-Hilaire-Saint-Bruno et la tour du Stade olympique à Montréal. « Nous sommes la table tournante des vols d’hélicoptères au Québec. C’est un aspect qui nous a décidés de nous lancer dans ce projet. En plus des vols commerciaux, de l’entreposage et du service de ravitaillement en essence, nous offrirons aux clients intéressés des tours touristiques dans les îles et au-dessus des beaux attraits régionaux. On pourra aussi les conduire vers d’autres lieux recherchés par les touristes », ajoute-t-il, précisant que le coût d’un vol sera de 850$ l’heure pour trois passagers.

Et pour ceux qui craignent que le va-et-vient des hélicoptères sur la piste les indisposera, Jean Tremblay s’est fait rassurant, lui-même propriétaire d’un de ces engins volants. « Nous ne volerons jamais au-dessus des maisons du secteur lors des départs et des arrivées. De plus, des tests de bruit ont été effectués et ils confirment que les hélicoptères sont moins bruyants que les 10-roues », a-t-il confirmé, tout en expliquant aussi qu’il y aura toujours une personne sur les lieux en plein jour, sept jour par semaine, et qu’aucun vol de nuit ne sera accepté. Notons que de nombreux intervenants du monde de l’hélicoptère, une auto de course iCar, une moto T Rex, une superbe Panamera 2010 et une Porsche 911 seront au lancement. En cas de pluie ou de vents violents, l’ouverture officielle de l’héliport sera remise au dimanche. source

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