Les pilotes d’hélicoptères de secours poursuivent leur grève symbolique

Lundi 23 juin 2008

Selon les syndicats, une trentaine de centres de Samu sont toujours en grève mercredi mais assurent leurs missions d’urgence. Les pilotes réclament toujours de meilleures conditions de travail et notamment la revalorisation de leurs salaires.
Un hélicoptère du Samu près de Cambrai, en février dernier. (Reuters)Les pilotes d’hélicoptère des sociétés privées de sauvetage travaillant pour les Samu ont poursuivi mercredi 15 août leur grève symbolique pour obtenir des négociations sur leurs conditions de travail. Ils restent, cependant, réquisitionnés pour les missions d’urgence, selon les syndicats.
"Une trentaine de centres de Samu sur 36 sont grévistes, comme mardi, ce qui est mieux que prévu", a indiqué Jean-Pierre Hernio (CGT Aérien). Il estime que "les patrons doivent désormais accepter de se mettre autour de la table pour négocier", affirmant n’avoir "aucune nouvelle". "Quant au gouvernement, on n’attend pas grand chose avant le retour de vacances des ministres", a-t-il lancé.
De son côté, Thierry Coiffard (Snpl) a aussi fait état d’"un mouvement très suivi, avec environ 30 sites en grève mais des pilotes présents sur le lieu de travail car réquisitionnés".
"Si demain (jeudi), nous n’avons pas de contact sérieux ou d’avancée significative, nous déposerons très rapidement un autre préavis de grève. Nous voulons l’ouverture immédiate de négociations sur nos conditions de travail et nos salaires", a-t-il ajouté.

Des salaires "ridiculement bas"
Le président du SNEH, Eric Fraissinet, qui regroupe les patrons de sociétés d’hélicoptères, a affirmé mardi que les pilotes "en grande majorité" avaient travaillé. Il a souligné que la "réunion de négociation, traditionnelle et statutaire, est programmée en septembre".
La CGT, le Snpl (pilotes) et le Snmsac (mécaniciens au sol) ont appelé à la grève pour les 14 et 15 août pour protester contre l’absence d’ouverture de négociations sur leurs conditions de travail, mais les 150 à 160 pilotes concernés, soumis aux réquisitions préfectorales, continuent d’effectuer leurs missions.
Le mouvement concerne les salariés des sociétés Mont-Blanc Hélicoptère, Secours Aérien Français, Hélicap, Hélicoptère de France, Protéus Hélicoptères, Jet Systems/Héliocean, qui disposent d’hélicoptères travaillant pour les Samu.
Les revendications des pilotes, dont 75% sont d’anciens militaires, portent sur les salaires, jugés "ridiculement bas" par la CGT-Aérien, alors que le Snpl fait état d’un "différentiel de 40% avec les pilotes des Samu italiens". Ils demandent aussi la publication d’un décret qui permette de sanctionner les entreprises ne respectant pas, notamment, les temps de repos. source

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