Pilote émérite, André Voirin n’est plus

Vendredi 17 septembre 2010

Né à Monthermé le 31 mars 1922, André Voirin est arrivé, en 1932, à Haulmé, où sa famille venait d’acheter une maison.
Très tôt, les circonstances de la guerre ont influencé son destin.
Officier de la Légion d'honneur, Andrée Voirin était titulaire de nombreuses médailles.Evadé de France en mars 1941, il est parti du petit port de Trégastel, en pleine tempête, pour arriver à Plymouth, en Angleterre. Il est breveté pilote de chasse en septembre 1944 et postule pour prendre part aux hostilités en Extrême-Orient.
Pour des raisons de santé, il doit s’orienter vers une nouvelle voie et, après un stage à la société Westland comme pilote d’hélicoptère, il est affecté à Hanoï et récupère plusieurs centaines de blessés dans la zone des combats.
Démobilisé en 1954, il devient pilote professionnel d’hélicoptère, d’abord à Air Outre Mer à Hanoï, puis à la compagnie Gyrafrique à Alger où il effectue la surveillance aérienne des lignes à haute tension entre la Tunisie et le Maroc.
Au cours de son séjour en Algérie, il a pris part aux opérations de secours lors du terrible tremblement de terre d’Orléansville (aujourd’hui El Asnam) le 9 septembre 1954, qui fit 1.340 morts et 5.000 blessés, en évacuant de nombreux blessés.

8.350 heures de vol
Pendant les événements d’Algérie, il effectue de nombreuses évacuations sanitaires. Il est ensuite chargé de recherches en Guinée, au Cameroun, au Tchad et au Niger.
Il aura piloté successivement une trentaine d’hélicoptères et trois avions.
Il fut chef pilote responsable de personnel navigant et de services techniques, membre du jury des examens du ministère des Transports et examinateur en vol pour les licences de pilote professionnel d’hélicoptère.
Après un troisième accident de vol, il doit cesser ses activités de pilote en 1965. Il compte alors 8.350 heures de vol, dont 7.000 en hélicoptère, et il a évacué plus de 1.000 blessés en Indochine, Algérie et Afrique Noire. Promu officier de la Légion d’honneur, il est titulaire de la médaille de la Résistance, de la Croix de Guerre, a été fait chevalier du Mérite Saharien et a reçu la médaille des Forces Françaises Libres et la médaille de l’Aéronautique.
A la suite de cette vie bien remplie, il était revenu, en 2005, à Haulmé, auprès de sa sœur, dans la maison qui les avait vus grandir, pour y finir ses jours.
Il s’est éteint le 9 septembre.
Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches. source

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