Sommet du G7 : Trois questions au lieutenant Martin, copilote sur hélicoptère Fennec
lundi 15 juin 2026
À partir du mercredi 17 juin 2026, une « bulle de protection » sera mise en place au-dessus de la commune d’Évian-les-Bains afin d’assurer la protection du sommet du G7. Pour mieux comprendre l’organisation de ce dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA), nous sommes allés à la rencontre du lieutenant Martin, copilote sur hélicoptère Fennec.
Le terrain en herbe au milieu des montagnes plante le décor. Sur place, les Fennec de l’armée de l’Air et de l’Espace côtoient les Dragon de la Sécurité Civile et les hélicoptères H135 et H145 de la Gendarmerie nationale. C’est ici que les équipages de mesure active de sûreté aérienne (MASA) de l’armée de l’Air et de l’Espace ont pris leur quartier à l’occasion du G7. Parmi eux, le lieutenant Martin est copilote sur Fennec et sera engagé lors des trois jours du sommet.
Mon lieutenant, pouvez-vous nous rappeler votre rôle ainsi que celui du Fennec dans ce DPSA ?
Le détachement Fennec est engagé afin de contribuer à la mise en place de la bulle de protection au-dessus d’Évian. Nos équipages sont composés de deux pilotes et de deux tireurs embarqués. Nous sommes en alerte pour intervenir à tout moment afin d’intercepter tout aéronef pénétrant la zone, qu’il s’agisse d’un comportement malveillant ou d’une simple erreur de navigation. Grâce à sa maniabilité et à sa capacité de vol stationnaire, le Fennec est particulièrement adapté à ce type de mission.
Un DPSA repose sur un maillage important de moyens. Comment le Fennec s’intègre-t-il dans cette chaîne ?
Le dispositif est coordonné par le Centre Air de planification et de conduite des opérations de défense aérienne (CAPCODA), implanté sur la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun. Ce centre dispose d’une vision globale de l’ensemble des moyens engagés et de leur niveau d’alerte. En fonction de la menace identifiée, il déclenche le moyen le plus adapté : un hélicoptère pour une cible lente ou un drone, des Rafale ou des PC-21 pour des aéronefs plus rapides. Le Fennec s’inscrit donc pleinement dans cette chaîne, en complémentarité des autres vecteurs.
Le sommet approche, comment vous préparez-vous à cette mission ?
Nous avons débuté par des reconnaissances des axes sur lesquels nous serons positionnés, afin d’optimiser nos délais d’intervention. Cette phase nous permet de garantir une parfaite connaissance de la zone. Nous poursuivons désormais avec des entraînements en conditions réalistes, à travers différents scénarios, pour renforcer notre maîtrise des procédures et des communications. Ces entraînements sont menés en coordination avec les autorités suisses, chacun disposant de son propre centre de commandement, afin d’assurer une couverture cohérente et efficace de l’espace aérien. Source