Alphonse RETHY, pionnier dans la formation des pilotes d’hélicoptères de la Gendarmerie.

mercredi 20 août 2025

Alphonse Rhéty naquît le 2 février 1911 à Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire. En 1930, dans la France de l’entre-deux-guerres, il s’engage à 19 ans dans l’Armée de l’Air. Le 5 février 1938, alors âgé de 27 ans, il est admis dans la Gendarmerie où il servira dans la garde républicaine mobile stationnée à Revigny-sur-Ornain dans la Meuse.

Pendant la seconde Guerre Mondiale, il décide de rejoindre l’Armée de Terre au sein du 4ème Régiment de tirailleurs marocains. De septembre 1939 à juin 1940 et d’août 1944 à mars1945, le sergent-chef Alphonse Rhéty combat les troupes de l’Axe. Il s’illustre durant les campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. Il sera d’ailleurs décoré de la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de bronze pour son courage et son dévouement. En parallèle de son engagement, il se passionne pour l’aviation et plus particulièrement pour le pilotage.
Entre 1937 et 1947 il passe dans le civil plusieurs brevets, mais c’est surtout en 1944 que sa vie bascule, lorsqu’il décroche son premier brevet militaire de pilote sur le « Piper Club n°32 ».
De gauche à droite : Raymond Berthier, Jean Toustou (Moniteur) et Monnier au stage ALAT à Barcelonnette posent devant l'Alouette 2 F-MJS_ Gendarmerie durant l'hiver 1957-58 - Photo DREn 1954, en plus d’avoir obtenu le brevet de « pilote d’Aviation légère d’observation d’Artillerie », il devient élève-pilote sur hélicoptère à Dax (Landes). Toujours volontaire et particulièrement doué pour cette activité aérienne, il obtient le premier brevet de moniteur-pilote d’hélicoptère de la Gendarmerie et forme plus de 100 pilotes qui pour la plupart seront envoyés en opérations en Afrique du Nord. Sa hiérarchie le qualifie de « Gendarme faisant preuve des plus hautes qualités professionnelles et morales ainsi que d’un sens pédagogique des plus développé ».
Le 1er octobre 1957, il est promu adjudant-chef. L’année suivante toujours en tant que formateur de pilotes, il est affecté au Groupe d’hélicoptère léger (GHL) de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT). Par la suite, il se spécialise dans la formation en Haute-Montagne.

Reconnu par ses pairs comme « un guide bienveillant » et un « sous-officier parfait », l’adjudant-chef Rhéty était aussi un innovateur qui a permis aux unités d’hélicoptères de la Gendarmerie de résoudre des problèmes de portance sur la neige. Durant un stage à Barcelonnette dans les Alpes-de-Haute-Provence, Alphonse Réthy, moniteur en place gauche sur Alouette 2 F-MJAB Gendarmerie éuipée skis lors d'un stage Montagne au début des années 60 - Photo DRil imagine un ski d’atterrissage qui est fixé sous l’appareil pour empêcher son enfoncement dans la neige. Malgré des premiers essais infructueux, le dispositif est finalement homologué sur les hélicoptères de type Bell et Alouette 2.

Retraité en 1962, il se retire en Saône-et-Loire dans la commune de Mellecey. L’adjudant-chef Alphonse Rhéty a servi la France pendant 32 ans dans différents corps d’armée dont la Gendarmerie. Il comptabilise plus de 3500 heures de vol dont plus de 3000 heures comme moniteur sur hélicoptère type Bell et Alouette 2.

De retour à la vie civile, et toujours transcendé par le pilotage, il continua à transmettre son savoir au profit de l’Aviation civile. Après une vie intense et captivante, il décède le 5 juillet 1993 à Chalon-sur-Saône. Source

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