Le CHU de Clermont-Ferrand a un nouvel hélicoptère

mardi 18 février 2025

Le CHU de Clermont-Ferrand s’est doté d’un nouvel hélicoptère Hélismur. Plus spacieux, plus rapide, cette ambulance des airs peut réaliser jusqu’à 1 000 interventions chaque année.
Le CHU de Clermont-Ferrand possède un nouvel hélicoptère de dernière génération, le Trekker AW109 (Leonardo AW109SP Grand, immatriculé F-HTKI). Spécialement conçu pour le SAMU 63, il est plus rapide que l’ancien Hélismur : “C’est un hélicoptère de génération plus récente qui a des performances différentes de celui qu’on avait auparavant. Il a la capacité de voler plus vite avec une autonomie plus importante qui nous permet de faire des vols plus longs sans devoir s’arrêter pour refaire le plein”, explique le docteur Daniel Pic, chef du SAMU de Clermont-Ferrand.

Un hélicoptère plus rapide
Une des exigences pour cette nouvelle ambulance des airs était de pouvoir aller à Paris sans devoir s’arrêter, ce qui n’était pas systématique avec le précédent. “A l’intérieur, l’habitacle a une capacité un peu plus importante, ce qui peut nous permettre d’être plus à l’aise,de mieux intervenir pour le patient lorsqu’on s’en occupe et potentiellement d’amener une personne de plus”, indique le docteur Pic. L’hélicoptère réalise en moyenne entre 900 et 1 000 interventions par an.

De nombreuses missions
La principale mission de ce nouvel hélicoptère consiste à déplacer les patients entre plusieurs hôpitaux : “Dans notre métier, il y a ce qu’on appelle des missions primaires et les missions secondaires. Les missions secondaires sont la principale cible de cet hélicoptère. Ce sont les missions qui consistent à prendre en charge un patient dans un établissement de santé pour l’emmener à un autre. Le patient qui est déjà pris en charge doit être amené sur un hôpital qui fournit des prestations que ne fournit pas l’hôpital où il se trouve”, décrit le docteur Pic.

Les transferts se font principalement entre les différents établissements de ce qu’on appelle le GHT, le groupement hospitalier de territoire. Il regroupe les hôpitaux du Puy-de-Dôme comme Ambert ou Riom et Vichy et Moulins pour l’Allier. L’hélicoptère est également parfois mobilisé pour aller chercher les patients dans les hôpitaux de l’ex-région Auvergne, Le Puy-en-Velay et Aurillac. “On s’en sert aussi pour nous, lorsque l’on a des patients qui ont besoin d’aller sur des hôpitaux qui fournissent des prestations que nous ne fournissons pas au CHU, essentiellement pour aller sur Lyon ou sur Paris. Cela concerne surtout les patients qui sont atteints de pathologies soit cardiaques, cardio-pulmonaires ou neurologiques et pour les enfants”, ajoute Daniel Pic.

"On double nos capacités"
Ce mode de déplacement est un véritable gain de temps et de confort : “Le faire par les airs prend beaucoup moins de temps que le faire par la route et ça mobilise les équipes moins longtemps. C’est un gain de temps de prise en charge pour le patient. Pour aller à Ambert en hélico, c’est un peu moins de 20 minutes. Pour aller à Ambert par la route, c’est 1h15 ou 1h30. Le temps qu’il nous faut pour faire la mission dans son ensemble, c’est-à-dire aller chercher le patient, le ramener et le déposer dans son lit au CHU, c’est le temps qu’il faut rien que pour aller à Ambert par la route. Pour aller à Paris, lorsqu’on ne peut pas y aller par les airs, c’est une équipe mobilisée une journée entière. Si on y va par les airs, le temps de vol avec ce nouvel appareil sera d’1h30 à peu près. C’est une mission qui est bouclée entre 3 et 4 heures, alors que c’est le temps qu’il faut pour aller à Paris par la route. Le gain est énorme pour le patient parce que c’est quand même inconfortable d’être transféré. Il est énorme aussi pour la mobilisation des équipes, puisqu’on double nos capacités”, se félicite le chef de service.

Etre plus vite au contact du patient
C’est l’hélicoptère de la Sécurité civile, le Dragon 63, qui est dédié aux missions primaires. Cependant, il arrive que l’Hélismur soit utilisé lorsque le Dragon n’est pas disponible, déjà mobilisé, ou immobilisé pour des raisons mécaniques. “L’Hélismur est amené à faire des missions primaires, c’est-à-dire les interventions urgentes. L’intérêt c’est d’aller plus rapidement au contact du patient et surtout de le ramener plus rapidement à l’hôpital une fois qu’il est pris en charge”, explique le docteur Pic.

L’intervention de l’Hélismur permet parfois un gain de temps vital : “On est sur une zone où les routes sont quand même assez sinueuses et il y a beaucoup de villages qui sont très à distance de Clermont. Dans certains cas, on serait largement au-delà de 25 minutes pour y aller par la route. Au-delà de ce temps-là, se pose la question de faire l’intervention en hélico. On y est plus rapidement, c’est une chose, mais surtout une fois qu’on y est, le retour est encore plus rapide parce que l’hélico est immédiatement au contact du patient”, précise le docteur Pic.

Une personne supplémentaire
Disponible 7 jours sur 7, de 8 heures à 20 heures, cette ambulance des airs embarque systématiquement à son bord un médecin et un infirmier. Cependant, grâce au nouvel hélicoptère, le docteur Daniel Pic affirme que l’équipe pourra s’agrandir car l’habitacle permet le transport d’une personne supplémentaire : “Sur des situations particulières comme sur la pédiatrie par exemple, ça peut permettre d’aller chercher un patient avec un urgentiste et un pédiatre. Le jeune patient bénéficiera des compétences des 2. Cela va nous permettre d’avoir un versant formation, d’embarquer les plus jeunes avec nous pour qu’ils soient au contact du patient dans ces conditions-là et sur ces pathologies-là, avec un médecin expérimenté. C’est une immersion un petit peu plus poussée pour ensuite être totalement autonome.

L’acquisition de ce nouvel hélicoptère est le fruit d’un financement conjoint entre l’Agence régionale de santé (ARS) et le CHU de Clermont-Ferrand. Un engagement financier important, représentant 10 millions d’euros sur dix ans, couvre la location de l’appareil, l’équipage ainsi que les coûts opérationnels liés aux temps de vol. Source : france3-regions.francetvinfo.fr


09/05/2025 - Embarquez à bord du nouvel hélicoptère du SAMU du Puy-de-Dôme
Depuis le début du printemps un nouvel oiseau tout jaune a fait son apparition dans le ciel auvergnat : le nouvel hélicoptère du SAMU du Puy-de-Dôme. Cette ambulance des airs permet de réaliser entre 900 et 1 000 interventions par an.
Ce jour-là, l’hélicoptère du SAMU du Puy-de-Dôme transporte des jumeaux qui ont seulement quelques jours. Ils sont nés prématurément à la maternité du CHU de Clermont-Ferrand. Dans 20 minutes, ils arriveront à l’hôpital de Vichy, proche de chez eux, où leur mère les a précédés. Durant tout le vol, un urgentiste et un pédiatre veillent sur eux. Le Dr Simon Mounier, pédiatre au CHU de Clermont-Ferrand, indique : “L’objectif de faire des transferts héliportés pour les retours sur les hôpitaux périphériques est de gagner du temps. L’Auvergne est un grand territoire et il n’y a qu’un pédiatre qui est disponible pour faire le SMUR néonatal. S’il y a une autre intervention, il faut qu’il se rende disponible assez rapidement”.

Un appareil plus rapide et plus autonome
L’aller-retour à Vichy aura pris une heure. Par la route, il aurait fallu le triple. Ce dispositif néonatal est l’un des atouts de ce nouvel hélicoptère, l’Agusta 109 Trekker. Cette machine est plus rapide que l’ancienne et plus autonome, capable d’emmener un patient jusqu’à Paris en 1h30 de vol. Si les transferts d’un hôpital à un autre représentent deux tiers des missions, cet appareil est aussi capable d’intervenir sur des urgences. Daniel Pic, chef de service du Samu 63, souligne : “On va dispenser le même type de soins sur le même type de missions. On va les faire plus vite. On peut aussi embarquer une personne supplémentaire, pour faire de l’enseignement et de la pédagogie, pour un accompagnement des nouveaux médecins. Ils pourront acquérir des compétences, directement sur le terrain, avec des médecins plus expérimentés”. Il poursuit : “La majorité des missions qui concernent cet hélicoptère sont des missions dites secondaires, pour aller d’un hôpital à un autre. Il s’agit de s’occuper de patients qui sont dans des hôpitaux périphériques de Clermont-Ferrand et de la région Auvergne, pour les rapprocher du CHU. Parfois, on emmène des patients du CHU vers des hôpitaux qui sont beaucoup plus loin, comme Paris et Lyon, pour des soins spécifiques”.

L’importance de la météo
Sur le toit de l’hôpital de Montluçon, l’hélismur vient à présent chercher un patient. Il prend la direction de Clermont-Ferrand pour un transfert dans un service spécialisé. L’équipage est mobilisé 7 jours sur 7, de 8 heures à 20 heures. L’ambulance des airs est sollicitée plus de 900 fois par an par le SAMU. Mais un élément reste déterminant : la visibilité en vol. L’équipe médicale est en échange permanent avec les pilotes. Bastien Fernandez, chef de base de l’Hélismur 63, explique : “Dans le métier de pilote de SAMU, ce qui compte c’est de prendre une bonne décision, notamment au niveau de la météo. C’est le facteur numéro un, que l’on regarde immédiatement quand on est sollicités par la régulation. Il s’agit de savoir si on peut se rendre sur l’hôpital ou sur le lieu d’intervention. On a la possibilité de refuser le vol si la météo est vraiment trop mauvaise. Après, on connaît nos machines, on connaît nos performances. On fait partie de la chaîne de secours dont on est un maillon. A bord, la partie médicale est dissociée de la partie vol. Il est très important que chacun garde son rôle”.

Le CHU de Clermont Ferrand a investi près de 10 millions d’euros dans ce nouvel ange gardien. Cela permettra de couvrir pendant 10 ans la location, l’équipage et le coût des vols. Il s’agit d’un choix stratégique pour gagner en efficacité. Source

 Cliquez ici pour voir le reportage de France 3.

Messages

  • Bonjour,
    Merci pour cette info.
    Juste une remarque concernant l’aspect financier avancé par l’ARS et le CHU de Clermont Ferrand. Il est question d’une facture de 10 millions d’euros sur 10 ans, incluant " la location de l’appareil, l’équipage ainsi que les coûts opérationnels liés aux temps de vol". En négligeant l’inflation, on peut faire le calcul suivant :
    10 000 000 € sur 10 ans = 1 000 000 € par an. Si 1 000 interventions, en moyenne d’une heure, par an cela donne 1 000 HDV.
    1 000 000 € par an divisé par 1 000 HDV nous 1 000 euros l’HDV...
    Tout cela me parait bien faible, qu’en pensez vous ?
    Bien cordialement,
    Phil

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