Détachement Aérien de la gendarmerie : prêt au décollage en cas d’alerte

Vendredi 9 juillet 2010

Pouvoir voler le plus rapidement possible en cas d’alerte... voici la mission du détachement aérien de gendarmerie qui a pris (depuis le 3 juillet) ses quartiers d’été à l’aérodrome des Pujols, près de Pamiers.
Trois personnels d’équipage de l’hélicoptère EC145, deux secouristes du PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, chargé du secours en montagne) et éventuellement des médecins du SAMU seront sur la base pour renforcer les dispositifs habituels. Et cela jusqu’au 29 août.

Reportage © MidiNews 2010

C’est en 1993 que le premier détachement aérien a vu le jour en Ariège. D’abord situé à Savignac-les-Ormeaux, il se situe depuis 2004 à l’aérodrome des Pujols.

« L’avantage de l’hélicoptère est la polyvalence des missions » précise le lieutenant colonel Monnier. Un hélicoptère qui, le reste de l’année, doit être appelé de Toulouse pour voler vers l’Ariège.

Cet été, l’appareil remplira diverses missions. De sécurité routière d’abord (avec des contrôles faits par voies aériennes), mais aussi de la protection contre les cambriolages des habitations. Avec un accent mis sur la recherche de personnes et le secours en montagne.

Depuis le début de l’année, 70 secours ont été menés par le PGHM. Mais en été, on estime qu’une ou deux alertes (parfois plus) seront lancées chaque jour.

De quoi rendre idéale la position de l’aérodrome de Pamiers, à mi-distance entre la Haute Ariège et le Couserans.

De même, comme l’explique le pilote de l’hypersophistiqué EC145 « cet appareil est doté d’un instrument qui lui permet d’assurer un suivi de navigation de façon autonome ».

En gros, quand les anciens appareils demandaient obligatoirement au pilote de voir le sol pour voler (en se guidant avec des cartes), ce « EC 145 » peut (grâce à un système GPS) se repérer sans nécessairement voir le sol, dans un nuage par exemple en cas de mauvais temps.

Une avancée technique qui a de quoi révolutionner le travail des secouristes et des pilotes dans certains sauvetages.

Mais selon le pilote, « la plus grosse des difficultés ici, c’est le vent. Ensuite, il y a les câbles, qu’on ne voit pas toujours et qui sont très dangereux. Et puis, il y a l’altitude ».
En Ariège, le terrain des sauvetages est donc particulièrement délicat.

Selon Emmanuel Fauvet, lieutenant du PGHM, « entre les barres rocheuses, l’étendue du territoire à couvrir et les immenses surfaces boisées, les recherches sont vraiment complexes. Un corps étendu quand il ne bouge pas est très difficile à distinguer, même d’un hélicoptère ».

Malgré cela, seulement trois personnes n’ont jamais été retrouvées depuis ces 10 dernières années.

Selon le lieutenant Fauvet, « être basé ici nous permet de partir quand il faut, en fonction des aléas météos. Car il ne faut pas forcément partir vite, mais plutôt au meilleur moment ».

Cliquez pour visiter le site www.pghm-ariege.comA noter que le PGHM a mis en place pour cette saison un site internet qui permet de découvrir les conditions en montagne en temps réel.
Un outil à utiliser sans modération pour partir en toute sécurité : www.pghm-ariege.com Anne-Sophie Terral source

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