La grande aventure d’une petite entreprise

Jeudi 30 septembre 2010

« Ce matin, nous avons commencé la journée à 7 heures par du déclenchement préventif d’avalanche ». Pascal Brun n’est pas le patron de ce qu’on appellerait une société ordinaire : sa voiture de fonction est un hélicoptère, son bureau se trouve dans les montagnes autour du Mont-Blanc et il passe ses journées dans les airs. Le pilote d'hélicoptère Pascal Brun - Photo © Gaëlle Barouillet Il a d’ailleurs débuté tôt ce matin en transportant une cloche contenant des bouteilles d’hydrogène et d’oxygène pendue à 17 mètres sous l’hélicoptère. Une étincelle provoque une déflagration et fracture ainsi le manteau neigeux. Pour cette opération, il est accompagné d’un pisteur, bien que de son propre aveu, depuis 25 ans qu’il réalise cette opération, il sait exactement où déclencher l’explosion.
Le reste de la matinée sera remplie par du levage de sacs de ciment entre un camp de base d’EDF et le terminal de la Mer de Glace, un glacier alpin situé sur la face nord du massif du Mont-Blanc et formé de la jonction de trois glaciers plus petits. Le groupe d’électricité y exploite un captage pour collecter une partie des eaux de la fonte du glacier qui serviront au travers d’une chute d’eau à faire tourner une centrale se trouvant sous une montagne. En trois heures de temps, Pascal réalisera pas moins de 60 rotations.
« Tant que les conditions météorologiques le permettent, on continue de voler ! ». Avec un chiffre d’affaires annuel oscillant entre 1,3 million et 1,8 million d’euros, CMBH vend un millier d’heures de vol par an, mais « parce qu’on y est tous les jours » explique Pascal. « Il ne faut pas faire croire aux gens que le milieu de la montagne est juteux. Ce n’est pas vrai. On vole du lundi au dimanche ! ».
Avec une secrétaire, un mécanicien, un assistant de vol qui n’est autre que son fils, un pilote remplaçant, et sa femme qui s’occupe de la communication, Pascal décrit CMBH comme une société à dimension d’artisan constamment disponible pour le client : « Depuis le temps, les clients voient toujours le même pilote aux manettes. Cela les rassure, ils savent comment je travaille et que je connais par cœur mon sujet ». (...) Lire la suite sur le document ci-dessous

- Retrouvez le reportage photos de Gaëlle Barouillet intitulé "Rencontre avec Pascal Brun, pilote de l’Ecureuil AS350 B3" en cliquant ici.

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