Sécurité civile : cet été, Dragon 29 a secouru 82 personnes

Mercredi 15 septembre 2021

Les membres de l’équipage de Dragon 29, l’hélicoptère de la Sécurité civile, n’ont pas chômé cet été. Ils ont secouru 82 personnes entre Quimper et Paimpol mais aussi en mer.
Quel est le bilan de vos interventions entre le 1er juin et fin août ?
« C’était un été à peu près semblable à 2020 : post-confinement et avec pas mal de monde en Bretagne. Une partie des membres de la base : Philippe Guyot, chef de base ; Nicolas Le Dain, mécanicien de retour à Quimper depuis le 1er juillet, Jean-François Descouens, pilote arrivé le 1er avril, et Thierry Français, responsable mécanicien - Photo Enora Heurtebize letelegrammeOn a effectué 97 sorties pour 100 h de vol contre 105 en 2020. Ça peut être lié à la mauvaise météo qui a moins incité les gens à se rendre sur la côte. On a fait moins de sorties de nuit, 20 % contre 30 % en 2020, et seulement 18, soit trois fois moins de missions maritimes (secours aux naufragés et recherche de personnes). Le reste des interventions concernent des accidents de la route, des accidents domestiques et des transferts intra hospitalier. En tout, 82 personnes ont été secourues dont 16 par hélitreuillage. »

Quelles ont été les interventions marquantes ?
« Niveau émotionnel, dans les Côtes-d’Armor, à Plougrescant, fin juin, on est intervenu sur un accident. On voulant sauter par-dessus une faille, un jeune est tombé de plusieurs mètres de haut. Sur place, son ami, nous demandait comment il allait. Il était décédé. Ce sont des moments toujours difficiles. Niveau technique, on nous a appelés pour un jeune bloqué à mi-paroi sur une falaise à Crozon. Sur place, on a fait descendre un sauveteur. La difficulté était que le jeune était tétanisé et masqué par un arbre. La falaise était friable. C’était une opération très compliquée. »

Les opérations peuvent parfois être dangereuses comme ça a été le cas, dimanche, en Isère, avec le crash d’un hélicoptère de la Sécurité civile…
« On a perdu un collègue. C’est malheureusement le deuxième en un an. La Sécurité civile, c’est une grande famille. Ce n’est pas un métier dangereux mais à risque. Ces accidents nous le rappellent. On reste toujours vigilant. Chez nous, en juin, on a commémoré les 30 ans du crash qui s’est déroulé le 27 juin 1991. En recherchant une personne en zone marécageuse, l’hélicoptère avait percuté une ligne à haute tension, sur la rivière Aulne, près de Châteaulin. Les quatre occupants de l’hélicoptère étaient décédés. »

Comment fonctionnez-vous ?
« Nous pouvons être déclenchés par le Cross (secours en mer), le Codis et le Samu. En journée, il nous faut 5 à 10 mn pour décoller, 30 à 45 mn la nuit. Trois hélicoptères survolent la Bretagne : Dragon 29 (Quimper), 56 (Lorient) et 50 (Granville). Dragon 29 s’occupe majoritairement du Finistère, de l’ouest des Côtes-d’Armor, et jusqu’à 100 milles en mer (185 km). L’hélicoptère a 2 h 40 d’autonomie. Notre base est située à l’aéroport de Pluguffan, près de Quimper. Nous sommes disponibles 24 h/24 grâce à nos quatre équipes composées d’un pilote et d’un mécanicien. De Quimper, il faut compter 15 mn pour se rendre sur Brest et 30 mn pour aller à Paimpol (22). » Source : letelegramme.fr

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