Le projet d’héliport marin tombe à l’eau

Mardi 13 juillet 2010

Elle était espérée comme ’’la’’ solution à une grande partie des problèmes de survols de la presqu’île de Saint-Tropez.
Las, l’héliplateforme marine privée qui aurait dû s’ancrer au large de la Bouillabaisse dès le début du mois, ne flottera pas dans les eaux du golfe.
 Le préfet Hugues Parant, présent hier à la compagnie de Gassin avec la sous-préfète Corinne Orzechowski, a annoncé que la surveillance serait en place jusqu'au 5 septembre - Photo Sophie Louvet Le projet a été retoqué en juin par la Direction générale de l’aviation civile pour des raisons de sécurité.
Un coup dur à quelques semaines de la saison. « J’avais dit que nous irions au bout que si les normes de sécurité étaient extrêmes », a rappelé, hier, le préfet Hugues Parant en visite à Gassin.
L’entreprise privée qui portait le projet n’a donc pas eu le temps, en quelques semaines seulement, de revoir la copie.
Pourtant, tout semblait promettre enfin du changement pour cette saison, après des années d’immobilisme. « Ce n’était plus possible de continuer comme avant. On allait donner une image de nuisances. On a travaillé pendant toute l’année sur une hypothèse mixte », a assuré le préfet.

Préserver la qualité de vie
Une hypothèse reposait sur une hélisurface terrestre pour les entreprises transporteuses et les résidences privées.
L’autre privilégiait une barge en mer dans le cadre d’un dispositif alternatif.
« On a été au bout de la logique. Tous les maires se sont rendu compte qu’une solution était possible. »
Pour autant, le préfet entend toujours aboutir vite sur ce sujet sensible : « concilier » l’activité du transport, tout en préservant la qualité de vie et l’attractivité de la presqu’île, altérées par les nuisances sonores. Avec ce nouvel arrêté, « le travail engagé par nous est un peu en avance sur ce qui sera la règle bientôt », prédit-il. (Ndlr, un décret, en préparation, réglementera strictement les survols par hélicoptère).
L’été dernier, une régulation avait été opérée pour la première fois avec l’autorisation de huit hélisurfaces.
Le plan hélicoptère estival 2010 prévoit encore moins d’hélisurfaces publiques. Malgré l’abandon de l’héliplateforme, il n’y en aura que quatre : Kon Tiki à Ramatuelle (dix mouvements par jour), Bertaud-Belieu et le Polo club à Gassin, et Pin Maria à Saint-Tropez (vingt mouvements/jour).
Aucun décollage ne s’effectuera avant 10 heures ni après 20 heures. Les hélisurfaces, privées comme publiques, devront observer une pause méridienne, entre 13 et 16 heures.

Trouver une solution pérenne
Par ailleurs, l’arrêté prévoit « une réglementation spécifique pour les hélisurfaces privées », limitées à quatre rotations le matin. Idem l’après-midi.
« Nous espérons que l’acceptabilité sera plus forte cette année », a indiqué Hugues Parant. Même s’il ne doute pas que des plaintes de résidents seront encore déposées durant la saison. « Nous allons faire en sorte que les solutions alternatives débouchent. Je ne sais pas si cela sera une barge », avance-t-il. Aux maires, désormais, d’enclencher l’ultime étape pour la création d’une hélistation pérenne.
En attendant, le dispositif estival est réaffirmé avec la présence de gendarmes des transports aériens, en collaboration avec la compagnie de gendarmerie de Gassin. Ils veilleront, en particulier, à ce que les hélisurfaces privées ne servent qu’à un usage privé, directement lié au propriétaire du terrain. N. Sa. source

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