L’hélicoptère d’intervention est arrivé à Mende

Mercredi 2 juin 2010

RAPPEL : L’Écureuil est de retour en Lozère. Mais cette fois, il est basé à l’aérodrome de Mende, prêt à décoller sept jours sur sept
« Sapeurs Pompiers 48 » : Le flocage est tout juste posé sur la carlingue bleu foncé. Depuis dix jours, l’hélicoptère l’Écureuil est pré-positionné à l’aérodrome de Mende. L'Écureuil est de retour en Lozère. Mais cette fois, il est basé à l'aérodrome de Mende, prêt à décoller sept jours sur sept Une nouveauté d’ailleurs, puisque l’engin était traditionnellement basé au centre de secours, allée Raymond-Fages.
Les pompiers bénéficiaient auparavant d’une dérogation de la délégation générale de l’aviation civile pour effectuer les mouvements nécessaires sur l’aire d’atterrissage à Mende. Une dérogation remise en cause, limitant ainsi le nombre d’interventions possibles à une centaine. Il fallait donc trouver une nouvelle structure d’accueil : ce sera l’aérodrome de Mende.
L’hélicoptère de secours, seul en Lozère, sera présent dans le département pour quatre mois et dix jours, une période légèrement inférieure aux cinq mois de l’année dernière. Car installer l’hélicoptère à l’aérodrome a entraîné des frais supplémentaires, notamment la location d’un hangar pour protéger l’engin en cas de grêle.
Trois pilotes se relaieront à l’aérodrome, prêts à décoller sept jours sur sept, de 9 h à 21 h. Tous les secteurs du département sont accessibles à 15 minutes de vol, l’aéronef volant à 230 km/h.
L’hélicoptère pourra être engagé dans le cadre d’interventions de secours sanitaire, de mission de treuillage, de sauvetage ou de reconnaissance. En fonction de la mission, pourront grimper à bord un treuilliste, un pompier spécialisé dans les interventions en milieu périlleux, un médecin et un gradé de bord. « Nous prenons la décision de le faire décoller en fonction de la gravité de la victime, de son éloignement d’un centre hospitalier et en fonction du coût », affirme le commandant Jérôme Ansal di. Le Sdis de la Lozère et le Samu ont signé une convention. Du 15 juin au 15 septembre, les pompiers médicalisent l’Écureuil. Les autres jours, ce sera au tour du Samu.
Quant au financement, la moitié est assuré par le conseil régional, le reste est partagé entre le Sdis et le conseil général. « Contrairement à ce que l’on croit, l’hélicoptère est un moyen d’intervention qui peut être relativement autonome », remarque le commandant Jérôme Ansaldi. Lorsqu’une intervention est supérieure à deux heures de route, il devient plus économique d’engager l’hélicoptère. Et surtout, le gain de temps permet chaque année de sauver des vies.
L’année dernière, les pompiers ont assuré 345 sorties, soit 2,5 par jour, pour un budget total de 480 000 €. 60 % concernaient des interventions de secours à la personne, 23 % des feus et 13 % des opérations de treuillage. Sylvain Lablanquie source

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