Rodez. Un hélicoptère renforce le service des urgences

Mardi 15 janvier 2008

L’appareil fonctionne depuis hier au départ de l’hôpital de Bourran. Il intervient, de 8 heures à 20 heures.
Il stationnait sur le point le plus haut du site de l’hôpital de Bourran depuis mardi dernier. Mais il n’avait pas encore quitté le plancher des vaches. « Il fallait procéder à d’ultimes réglages », explique le docteur Véronique Carrière, chef du service des urgences de l’établissement de soins. Les opérations de « calage » sont désormais achevées et, depuis le début de cette semaine, le service d’aide médicale urgente de l’Aveyron (SAMU 12) peut, à tout moment, faire appel à son hélicoptère. Rodez. Un hélicoptère renforce le service des urgences L’appareil, un Écureuil AS 355 N fourni par la société SAF Hélicoptères basée à Albertville (lire par ailleurs), pourra accueillir à bord, outre le pilote - Éric Garcia et Michel Fortin - un médecin, un infirmier ainsi que tout le matériel nécessaire à la prise en charge du patient.

La mise en fonctionnement de cet hélicoptère ravit bien entendu l’ensemble des personnels concernés. Dont le directeur de l’hôpital Vincent Rouvet qui, ce lundi matin, ne manque pas de rappeler que l’appareil « va se substituer à un grand nombre de transferts par ambulance, ce qui constitue un gain de temps très important - 35 minutes pour un vol Rodez-Toulouse - et améliore le confort du patient ».

Reste, cependant, que si une certaine « rentabilité » devra être assurée - l’activité prévisionnelle est de quatre cents transports par an - l’Écureuil du SAMU ne décollera pas pour n’importe quelle raison. « Il servira surtout pour les pathologies gravissimes et urgentes, telles qu’un infarctus ou un blessé polytraumatisé. En revanche, pas question de le mobiliser pour un randonneur qui s’est fait une entorse à la cheville sur l’Aubrac », précise Véronique Carrière. Dans ce cas, les secours continueront à être assurés par la route. L’hélicoptère assurera également des « transports secondaires » entre tous les centres hospitaliers aveyronnais.

Une notion départementale qui a son importance, comme l’explique le docteur Philippe Carrière, président de la commission médicale d’établissement (CME), qui voit dans cet hélicoptère « un outil médical partagé pour améliorer la prise en charge des patients pour des zones sanitaires données ». En clair, ce ne sera pas un « aspirateur » d’activité vers Rodez mais, « au contraire », un « vecteur d’harmonisation » du travail entre tous les établissements, assure le praticien. En outre, l’appareil sera amené à intervenir « dans tout le sud Massif Central ». Grâce à un partenariat noué avec le Cantal, qui possède déjà un hélicoptère basé à Aurillac, le Lot et la Lozère, l’Écureuil aveyronnais pourra aller chercher des patients, respectivement, dans le sud, le nord et l’ouest de ces trois départements.

Une prestation à 907 000 €
La société qui fournit l’appareil au SAMU de l’Aveyron est donc SAF Hélicoptères. Installée à Albertville (73), cette entreprise existe depuis 1979. Au départ baptisée Secours aérien français, elle a changé de nom pour devenir Service aérien français, puis SAF Hélicoptères. Depuis 1992, SAF possède une filiale technique (SAF Industries) qui assure la maintenance de ses engins. Et, depuis 2006, SAF Hélicoptères s’est regroupée avec la société Hélicap, spécialisée dans les interventions SAMU depuis 1977, pour former le groupe SAF. Lequel, aujourd’hui, possède une flotte de trente-quatre hélicoptères, dont l’Écureuil AS 355 N désormais basé à Rodez. Ce dernier, ainsi que les deux pilotes, vont coûter 907 000 € à l’hôpital, une somme subventionnée à hauteur de 500 000 € par l’agence régionale d’hospitalisation (ARH). Le reste sera financé par la facturation aux établissements demandeurs de transferts secondaires. Le tarif de base est fixé à 41 € la minute. source

Commenter cette brève Répondre à cette brève