Une erreur de pilotage ?

Vendredi 9 février 2001

Alors que le Bureau de sécurité de vol (BSV) poursuit ses investigations autour des débris de la « Gazelle » qui s’est abîmée dans l’étang de La Palme, lundi en matinée, il semblerait que l’accident serait dû à une erreur de pilotage.

Si l’enquête est toujours en cours, les militaires, qui ont réuni toutes les pièces de l’appareil, étudient toutes les possibilités. Lundi, vers 10 heures, la « Gazelle », avec à son bord un pilote et un copilote, qui participait aux manœuvres « Catamarans 2001 » dans les Pyrénées- Orientales et l’Aude, qui s’achèveront samedi, survole les Corbières- maritimes. Le pilote aurait alors réalisé un virage pour prendre la direction de l’étang. L’hélicoptère volait alors à très basse altitude. « J’ai cru qu’il allait se poser sur l’eau tant il frôlait l’étang », affirme un témoin de l’accident qui surplombait la scène. « Soudain, je l’ai vu piquer du nez et se disloquer dans l’eau », poursuit-il.

Voler à basse altitude au-dessus de l’eau représente une véritable prouesse pour tout pilote.

Mais lundi matin, les deux militaires, du 5ème régiment d’hélicoptères de Pau, auraient mal estimé la hauteur de leur appareil en raison de la réverbération du soleil sur la surface de l’étang. Un effet miroir qui a provoqué le crash de la « Gazelle ». Les patins de l’hélicoptère auraient touché l’eau entraînant aussitôt son retournement. La « Gazelle » s’est alors brisée en deux, désintégrée et c’est un vrai miracle que les deux hommes à bord ont été éjectés lors du crash. Souffrant de fractures, les militaires ont pu rejoindre par leurs propres moyens la rive la plus proche avant d’être pris en charge par les sapeurs-pompiers puis ont été hospitalisés à l’hôpital de Narbonne. Le coût d’une « Gazelle » de ce type, sans équipement est estimé, au bas mot, à 12 millions de francs. Avec différents instruments pour voler de nuit, par temps de brouillard, de radars spécifiques et d’un armement anti-chars, le prix peut être multiplié par deux ou trois. Une incroyable chance a permis que les deux militaires ne soient que blessés car il suffit de voir l’état de l’appareil pour mieux se rendre compte de la violence du choc. J.-L L source

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