L’« hélicoptère laboratoire » de Louis Damblanc

Dimanche 30 août 2009

C’est grâce à l’historien local, Henri Altaribo, qui recueille de nombreux documents d’époque, que l’on évoque aujourd’hui la construction par l’ingénieur Louis Damblanc, ancien maire de Fleurance, d’un appareil à voilures tournantes baptisé « l’alérion « en 1920.

Le père de la 1ere fusée à étage est méconnu
L'hélicoptère laboratoire de l'ancien maire Louis Damblanc - Photo reprod. DDM, document Henry AltariboDéjà, dès 1916, le ministère de la guerre avait chargé notre ingénieur et ancien maire de Fleurance d’étudier tous types d’hélicoptères. C’est ainsi que parmi les divers types qu’il avait envisagés on relève notamment en 1921 un appareil sans moteur, en 1923 un hélicoptère parachute et en 1931 un hélicoptère sur axe unique qui se rapprochait des réalisations contemporaines. Il poursuivit avec persévérance ses études sur le sujet en concevant un véritable « hélicoptère laboratoire » dont nous avons la chance de trouver la photographie ci-contre ; cliché qui en donne une image significative. Cette réalisation de la plus haute technicité nécessita plus de deux années d’études de montage et de multiples essais de détail. Pesant 700 kg, haut de 5 m et balayant un cercle de 7 m de diamètre, cet appareil était monté sur le chariot aérodynamique de l’institut de Saint Cyr avec une machinerie annexe des plus ingénieuse actionnée par un moteur électrique à courant continue de 220 volts. L’hélicoptère laboratoire participa à de nombreux essais dont certains lui permirent d’atteindre la vitesse de 80 km/h sur une distance de 1360 m.
Parallèlement, le 23 mars 1925 Louis Damblanc présente devant l’académie des sciences un dispositif avec moteur d’aviation lui permettant de réduire les pertes de puissance en altitude.
Nous reviendrons prochainement sur les travaux de Damblanc, notamment ceux qui le placèrent à partir de 1935 parmi les précurseurs des fusées multi étages et qui lui valurent une notoriété internationale. source

Commenter cette brève Répondre à cette brève