Le secours vient du ciel

Lundi 1er octobre 2007

Par Aérofrance - Les pionniers de l’avenir n°109 - 4e trimestre 2007
● Sécurité civile ● Armée de l’air ● Aéronavale ● Associations humanitaires ● Sociétés privée.

La vie sauve
Couverture d'Aérofrance n°109 - Le secours vient du ciel"Il faut connaître l’inimaginable intensité de l’émotion et du silence qui, quels que soient les bruits aéroportuaires ou urbains ambiants, entourant le cérémonial très simple, quotidiennement répété, mais toujours unique, d’un transport aérien d’organes vitaux pour réaliser la dimension de ce geste extraordinaire. Il faut vivre aux commandes le vol de nuit entre le toit de l’hôpital d’Annecy et la DZ de l’hôpital cardiologique de Lyon pour comprendre la magie de la résurrection que seuls permettent nos hélicoptères en faisant voler au secours d’un mourant un cœur prélevé par les chirurgiens du bord.
Certes, nos avions et nos hélicoptères, carrosses ou diligences de l’air et tapis volants magiques, ont connu, connaissent et connaîtront l’accident. Et même si leur taux statistique régresse en pourcentage, ils seront de plus en plus nombreux et heureusement de moins en moins médiatisés au fur et à mesure de l’augmentation du trafic aérien dans le monde.

Ce n’est pas une raison pour laisser le champ libre aux monomaniaques du principe de précaution qui finiraient, si on les laissait faire, par ne plus juger de l’immensité infinie des services rendus par l’aérien à l’ensemble de la population qu’à l’aune des restrictions et des interdictions, qui pourtant jamais n’aboliront ni le hasard ni le risque, au lieu de les apprécier à celle de leur quantité et de leurs qualités.

Nos avions et nos hélicoptères font partie des ces sublimes inventions qui sauvent chaque jour plus de vies qu’en coûtent et n’en ont coûté tout au long de leur histoire. Leur dangerosité est huit fois inférieure à celle de l’automobile, leurs émissions de CO2 quatre fois moindres au total que celles des veaux, des vaches et des cochons !

Alors pitié, Mesdames et Messieurs les précautionnistes de principe et autres environnementalistes de l’excès, laissez-nous vivre ! Dans l’intérêt de tous et peut-être un jour dans le vôtre, faites en sorte que le salut puisse toujours nous venir du ciel... Au lieu de toujours vouloir l’emprisonner soi-disant pour nous la sauver, laissez-nous la vie sauve ! Libres et responsables, nous n’en prendrons que davantage soin, de la nôtre et de celle des autres, au lieu que toutes les barrières que vous élevez au prétexte de nous protéger de nousmêmes ne font que nous empêcher de respirer. Or, ne l’oubliez pas, l’air c’est la vie."

Gérard David
Président de Dassault-Passion et de l’Union Française de l’Hélicoptère

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