La Classe 6, Miroir aux alouettes ?

Dimanche 17 juin 2012

Nous nous réjouissons (presque) tous de l’admission récente des Hélicoptères ULM au sein du monde de l’Ultra Léger motorisé. Il n’est pas possible de citer tous les géniteurs de cette nouvelle classe, dite 6, sans risquer de froisser ceux dont les noms auraient été oubliés. Quand même, comment ne pas mentionner les noms de Maxime COFFIN (DGAC), Patrick GANDIL (Directeur général de l’Aviation civile), Gérard DAVID (ex-Président de l’UFH), Dominique MEREUZE Président de la FFPLUM, Matthieu matthieu de QUILLACQ, Régis DESCHAMPS, les instructeurs ayant participé à l’expérimentation : Jacques MAUREL, Claude AUBE, Charles JAVORNIK, Hugues TAUZIEDE et Raoul BRUNEL les élèves pilotes qui se sont magnifiquement prêtés au jeu et le propriétaire du Kompress utilisé lors de l’expérimentation, Bernard REYMANN bien sur !

Devant le foisonnement de questions, de déclarations, de rumeurs, de réponses, parfois fausses, le néophyte a du mal à se faire une opinion sur l’avenir d’une nouvelle activité aéronautique dument officialisée par les autorités qui nous gouvernent.

Les esprits chagrins commenteront doctement et déclareront qu’au même titre que les trois-axes modernes, qui croisent à 250 km/h avec leurs hélices à vitesse constante et leurs trains rentrants, les futurs appareils classe 6 n’ont plus rien d’ULM. C’est vrai ! Mais c’est un péché véniel que de garder un terme unique pour décrire une activité aux facettes multiples évoluant en permanence. Nos Quicksilver des années 80 s’appellent aujourd’hui Pionneer 300, Dynamic WT9 ou Blackshape Prime. Ils traversent le monde et nous font rêver. L’activité ULM, c’est comme le vélo, si elle n’avance pas, elle tombe. Réjouissons nous qu’elle avance !

Le coût de la pratique ULM s’envole aussi. C’est la rançon des évolutions techniques rendues nécessaires par les contraintes réglementaires en matière de poids notamment et le besoin que l’homme a d’aller plus vite, plus haut et plus loin. Moteurs à Injection, carbone, Kevlar sont autant de réponses « dispendieuses » à ces besoins. Mais il reste des activités ULM très abordables et de bonnes machines à des prix raisonnables.

Mais la classe 6 alors !
A ce jour, c’est une activité virtuelle puisque les 5 instructeurs et les candidats à l’instruction n’ont pas de machine à leur disposition Mais là aussi les nouvelles sont bonnes. Quelques machines ont reçu de la DGAC le précieux sésame, la fameuse fiche d’identification qui permettra d’obtenir la carte d’identification et les lettres et numéros que les heureux propriétaires pourront fièrement apposer sur leurs machines. . Ce sont les Mosquito XE et le Kompress Charlie 2. Citons également des appareils de construction amateur tel que certains CH7-Angel monoplace ou de rares autres machines. On annonce que les dossiers des Kompress, Kompress Charlie, CH 77, Spirit, LH 212 sont sur le point, ou ont été déposés. Ceci ne signifie pas que des machines capables d’accueillir des élèves pilotes vont être instantanément disponibles car les sources sont rares (et chères). Les chaines de production (italiennes notamment) font ce qu’elles peuvent et le parc de machines CNSK « Ulmisable » ou de machines actuellement sous immatriculations italiennes qui pourront prétendre au label « Classe 6 » est limité.

Alors que faire ?
Attendre ou prendre un peu d’avance en s’initiant, avec l’aide de son banquier, au pilotage hélico sur appareil certifié. Après tout, certains d’entre nous sont bien passés, à l’époque héroïque où il n’y avait que peu d’instructeurs ULM qualifiés par le brevet de base avion avant de pratiquer le multi-axes. De plus, il n’est pas certain que l’heure d’instruction R22 ou de Hughes 300 se révèle beaucoup plus chère que celle d’un Classe 6 biplace. (...) Lire la suite sur ulm-actualite.info

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