Elles ont acheté un hélicoptère

Lundi 18 août 2008

Elles s’appellent Isabelle et...Isabelle et ont acheté un hélicoptère. Il y a un an, elles fondaient une société : Elisabelgium. Rencontre à Temploux.
Is abelle Diebolt (36) et Isabelle Bobillot (37), deux Bruxelloises d’origine française, à l’âge où les filles rêvent de devenir princesse, levaient plutôt la tête vers les nuages. Elles voulaient les percer, passer de l’autre côté. Aujourd’hui, non seulement elles volent mais, plus extraordinaire encore, dans leur propre hélicoptère : un Robinson RH 22 d’occasion acheté 125000 €.

Cet achat, a priori fou, est issu d’une rencontre, quand Isabelle D., après une blessure sportive en jouant au squash, vient consulter Isabelle B., ostéopathe et kiné à Etterbeek. Pendant les soins, elles se découvrent une passion commune et se lient d’amitié.

Isabelle Diebolt, en 1993, a passé le concours d’entrée d’élève officier à Saint-Cyr, la plus prestigieuse école militaire française, pour pouvoir voler sur des hélicos de type Gazelle. Seulement voilà, l’armée ne retient aucune sélection féminine.

Isabelle Bobillot, elle, voulait devenir pilote de chasse mais dit-elle, « mes mensurations sont inadéquates » (elle est plutôt menue).

Alors, en juillet 2007, ces deux filles sympathiques prennent leur revanche. Elles osent acheter leur propre machine volante, à deux places. « Ça ressemble à une folie mais nous avions tout bien préparé. Il a fallu défendre notre projet devant des banquiers. Nous avons essuyé beaucoup de refus. Deux banques finalement, sur 6, y ont crû et une seule nous a prêté l’argent ».

« Nous ne leur demandions pas de financer une lubie mais bien un projet commercial solide ». Pour rentabiliser leur investissement, les Isabelle fondent leur société, une SPRL, Helisabelgium, le 3 juillet 2007 et abritent leur nouveau joujou au sein de l’entreprise Best in sky de Jean-Yves Dantinne, à l’aérodrome de Temploux. Un chef d’entreprise qui gère une flotte de 7 appareils, mais aussi un pilote confirmé. C’est naturellement avec Jean-Yves Dantinne que les deux jeunes associées d’Helisabelgium apprennent à piloter leur Robinson.

200 € la demi-heure de vol
Les services que propose Helisabelgium se déclinent en produits de plaisirs et de sensations fortes. Du baptême de l’air classique à des circuits touristiques d’une demi-heure ou d’une heure. Il y a aussi les baptêmes cadeaux des grandes occasions : Saint-Valentin, anniversaire, demande en mariage, simple surprise ou encore envie d’aller photographier sa maison vue du ciel.

Par exemple, un survol de la vallée de la Meuse pendant une demi-heure coûte 200 €. En une heure, samedi dernier, elles ont survolé Maredsous, les jardins d’Annevoie, la vallée de la Molignée, les châteaux de Walzin et Frešyr et Lavaux st-Anne, elles ont contourné le château royal de Ciergnon avant de revenir survoler la citadelle de Namur et retour à Temploux.

« Offrir un vol en hélico, c’est offrir un moment inoubliable et ce n’est pas si inaccessible que cela. C’est très original ».

Ces deux jeunes pilotes au féminin, qui ont réussi à se faire une place dans le cercle fermé de l’aéronautique, manient le stick et les deux palonniers (les pédales) avec passion. L’hélico les fascine, « parce qu’on peut s’arrêter en l’air, comme un oiseau, faire du surplace, faire une pause et atterrir où nous voulons. Cette liberté-là, l’avion ne l’offre pas » raconte Isabelle Diebolt.

Leur Robinson, parce qu’il est petit, est d’autant plus ballotté par les éléments. Son pilotage exige d’elles une combativité à la mesure de leur envie à faire décoller la vie. « En avion, on peut lâcher un moment les commandes. Mais, dans notre hélico, les deux pieds et les deux mains sont toujours occupés. Quand on approche du Lion de Waterloo, il y a toujours des gens, au sommet de la butte, qui nous font signe. (...) Lire la suite sur lavenir.net
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