Dragon 29 : Toujours plus de missions de secours

Vendredi 6 janvier 2012

La base hélico de la Sécurité civile achève l’année sur une forte progression de son activité. Une évolution qui devrait se poursuivre au regard d’une nouvelle capacité opérationnelle.
En légère baisse, le nombre d'interventions maritimes représente près d'un quart des missions de la base - Photo letelegramme.com« C’est toujours terrible de parler d’une bonne année. Mais notre but est d’être opérationnel, pas de nous entraîner ». Chef de base de la Sécurité civile de Pluguffan, Philippe Joly a de quoi se satisfaire. L’an passé, l’hélicoptère a réalisé « 436 missions de secours, permettant de porter assistance à 369 personnes ». Quatre-vingt-cinq victimes de plus qu’en 2010 et 154 supplémentaires par rapport à l’activité de 2009. « Pour le même nombre d’heures de vol (600heures), la part des missions de secours passe de 66% à 76,5% », se félicite le chef de base. Une évolution constante depuis l’arrivée de la nouvelle machine, en 2002. Mais nettement plus marquée cette année.

Effet médicalisation
La conséquence, pour partie, d’un nouveau logiciel de traitement de l’alerte au centre opérationnel départemental des pompiers. « Nous avons bénéficié de l’effet "Start" dès mars-avril qui a amélioré un peu plus l’efficience de la base ». Mais l’évolution de l’activité de Dragon 29 est d’abord la conséquence de la présence, à la base, d’une équipe du Smur du centre hospitalier de Cornouaille, pendant les deux mois d’été. Un résultat qui milite en faveur d’une médicalisation saisonnière de la base évoquée au plus haut niveau de l’État. Quinze des 22 bases de la Sécurité civile en bénéficient déjà. Pour Philippe Joly, l’intérêt est manifeste « surtout pour ramener une victime et réinitialiser l’équipe médicale. Mais surtout lors d’une mission d’extraction ».

Treuillage de nuit en mer
D’autant qu’au fil des années, les équipages ont fait valoir leurs capacités à intervenir dans des conditions difficiles. De nuit, comme il y a quelques jours, pour un treuillage dans les rochers de Carantec. Également en mer, à l’image du sauvetage d’un jeune surfeur, le 24 décembre à la pointe de La Torche. Les quatre pilotes et autant de mécaniciens ne veulent pas en rester là. Avant la fin de l’hiver, ils entendent débuter leur qualification au treuillage de nuit en mer. Des conventions devraient rapidement être signées dans ce sens, avec l’armement du sablier Penfret et le comité départemental des pêches. (...) Lire la suite sur letelegramme.com

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