Le général Valérie André à bord d’un Caracal

Vendredi 25 juillet 2008

Photo © BA 120Le médecin général Valérie André est revenue à ses premières amours en réalisant deux vols à bord d’un hélicoptère Caracal de la base aérienne 120 de Cazaux. Arrivée jeudi 24 juillet 2008, elle a effectué dans l’après-midi un premier vol en montagne d’une durée de deux heures trente. Au cours de cette mission, l’équipage, composé de deux pilotes dont un commandant de bord, de deux « gunners », de trois fusiliers-commandos, d’un médecin et d’un infirmier, s’est entraîné à l’évacuation médicale de deux blessés. Toujours autant passionnée par les voilures tournantes, Valérie André a ensuite embarqué pour un vol de nuit de type SATER (sauvetage aéroterrestre) d’une heure environ au cours duquel elle a pu être treuillée.

Photo © BA 120Le général André est une légende vivante de l’aéronautique militaire. Reçue Docteur en médecine en novembre 1948, elle rejoint l’année suivante l’Indochine comme médecin capitaine. En 1950, elle est la première femme à obtenir le brevet de pilote privé d’hélicoptère. Elle est alors nommée chef de section pilote d’hélicoptère sur la base aérienne de Gialam (Nord-Vietnam) en octobre 1950. Elle compte à son actif 129 vols opérationnels et aura effectué l’évacuation sanitaire de 165 blessés. De retour en France en avril 1953, Valérie André est affectée au centre d’essais en vol de Brétigny, où elle assure un suivi médical du personnel navigant, tout en participant à plusieurs vols expérimentaux. En 1959, elle est affectée en Algérie en tant que médecin-chef et pilote de la 23e escadre d’hélicoptères. En 1960, elle devient médecin-chef de la base aérienne de La Reghaïa.
De retour d’Algérie, elle prend le poste de médecin-chef de la base aérienne de Villacoublay de 1962 à 1971. En avril 1976, elle est la première femme médecin général dans l’histoire de la Défense avec le grade de général de brigade. En 1981, elle est nommée médecin-général inspecteur et promue grand officier de la Légion d’honneur avant de faire ses adieux aux armes. source

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