Le Dragon 56 au service des urgences pour l’été

Mardi 7 août 2007

Avec une population qui augmente de 30 % dans le Morbihan, le dispositif médical « été » est mis en place pour la deuxième année. Pompiers, Samu, et Sécurité civile volent à votre secours.
Les sapeurs-pompiers et les hommes de la sécurité civile ramènent le patient sur sa civière, à l'hélicoptère. Le pilote est affranchi de toute autorisation pour se poser.La journée débute par l’inventaire du matériel d’intervention. Aiguilles, gants stériles, thermomètres, perfusions, stéthoscopes... « On sort tout des pochettes et on vérifie chaque chose », explique Sandra Nozahic, infirmière sapeur-pompier. Une heure après, maximum, l’équipe est opérationnelle. Prête à recevoir les appels du Samu. Qu’il pleuve, qu’il vente, l’hélicoptère Dragon 56 peut toujours voler. « On passe au-dessus des nuages », explique Pascal Dioufoulet.
Dragon 56, c’est l’hélicoptère de la Sécurité civile, « un vrai bijou », selon Pascal Dioufoulet, chef de la base hélistation, à Lann Bihoue, Lorient. Le pilote est ravi de mettre l’engin à disposition des urgences et des pompiers : « La fréquentation estivale fait croître la population de 30 %. Il était capital de mettre un dispositif médical en place. »
En 2005, l’État a donné les crédits nécessaires pour médicaliser l’hélicoptère. Catherine Le Norcy, médecin au Samu et Philippe Danion, l’adjoint médecin chef des pompiers, sont à l’origine du projet : « L’idée était de rassembler les professionnels du secours pour assurer la sécurité de tous. »
Une quarantaine de médecins et d’infirmiers pompiers se relaient tout l’été, de 13 h à 22 h, pour voler aux secours des Morbihanais. « Nos missions sont déclenchées par le Samu. Nous faisons des transferts directs aux hôpitaux, des évacuations d’îles, des sauvetages en mer. Mais aussi de l’hélitreuillage : on doit parfois remonter des gens, sans se poser », explique Catherine Le Norcy.
Premier appel. Emily Lesigne, médecin, traite la pathologie au téléphone, le reste de l’équipe se prépare à quitter la base. Direction l’hôpital de Belle-île pour un transfert de patient vers celui de Vannes. Atterrissage sur le toit de l’établissement. Un camion du Samu attend le médecin et l’infirmière. « S’il y a besoin de soigner le malade sur place, c’est fait », explique le pilote. Finalement l’hospitalisation n’est pas urgente. Le patient va être transporté par bateau.
L’équipe doit repartir, de toute urgence, sur l’île de Groix. Un homme est tombé à l’eau. Durant le vol, Frédéric Gautier, opérateur de bord s’assure auprès du Samu que l’homme a été sorti de l’eau. « Sinon nous serions allés chercher des plongeurs, à Lorient ou à Vannes. »
Dragon 56 se pose au milieu des ronces et des orties, près d’un petit chemin. Les pompiers y attendent l’équipe. Emily Lesigne et Sandra Nozahic rejoignent le blessé. Il faut l’embarquer. De l’eau dans ses poumons entraîne une gêne respiratoire. Le médecin fait son rapport au Samu, tandis que pompiers, pilote et opérateur de bord transportent le patient à l’hélicoptère. L’engin redécolle vers l’hôpital de Lorient.
Toute la journée, l’équipage vole au secours des habitants du Morbihan. Depuis le 1er juillet, soixante-sept personnes ont été sauvées. « Réactivité. Zéro stress. » Pour Sandra, ce sont les qualités indispensables des urgentistes. Lucile de PESLOÜAN source

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