Frayeur dans l’hélico

Lundi 8 novembre 2010

Un hélicoptère de la gendarmerie a été, vendredi soir, la cible d’un pointeur laser
Les trois personnes, dont les deux pilotes, qui se trouvaient dans l’hélicoptère de la compagnie de transports aériens de la gendarmerie de Mérignac ont été violemment gênées par un rayon laser pointé depuis le sol, vendredi soir, alors qu’elles se trouvaient aux abords de Saint-Médard-en-Jalles.

Le pilote est néanmoins parvenu à conserver la maîtrise de son appareil et à regagner la base de Mérignac, où il a pu se poser sans encombre. Mais lui-même et les deux autres passagers devront subir rapidement des examens ophtalmologiques afin de déterminer si leurs yeux ont été affectés par le rayon.

Cet hélicoptère revenait d’une mission de repérage au-dessus de Lesparre, en Médoc, dans le cadre d’une recherche de personne disparue. Au retour, il était décidé d’effectuer un contrôle dans la zone où les avions amorcent leur atterrissage sur les pistes de l’aéroport de Mérignac. Depuis le début de l’année, en effet, une vingtaine de cas de pointage de laser en direction des postes de pilotage d’avions ont été constatés dans ce secteur.

Le suspect prend la fuite
Vendredi soir, l’hélicoptère de la gendarmerie en a fait la douloureuse expérience. L’alerte, aussitôt donnée par le pilote, a permis d’envoyer rapidement sur les lieux, au sol, trois patrouilles de la compagnie des transports aériens, du CRNA (Centre en route de navigation aérienne) et de la compagnie de gendarmerie de Bordeaux.

Un individu susceptible d’être l’auteur du pointage laser a été repéré, mais il est parvenu à prendre la fuite. La compagnie de gendarmerie du transport aérien de Bordeaux-Mérignac entend toutefois poursuivre ses investigations, avec si nécessaire le soutien des autres entités de la gendarmerie et des policiers de la Sûreté départementale, pour mettre rapidement un terme à ce jeu très dangereux.

Sanctions aggravées
La multiplication de ces actes autour des aéroports français depuis l’an dernier avait conduit le Sénat, sur proposition de la sénatrice de Paris Catherine Dumas, à inclure un amendement spécifique dans la loi Loppsi 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) afin de durcir les sanctions contre ceux qui se livrent à ces actes dangereux.

Flagrant délit facultatif
Cet amendement a notamment supprimé l’obligation du flagrant délit pour l’engagement de poursuites. Il prévoit en outre des peines de six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Deux types de poursuites peuvent être engagées : d’une part pour entrave à la circulation aérienne, d’autre part pour mise en danger de la vie d’autrui. La puissance de ces lasers les rend effectivement dangereux pour les yeux et peut entraîner une cécité temporaire. Jean-Pierre Tamisier source

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