Crash d’un hélicoptère R22 à Torreilles : deux blessés

Samedi 26 octobre 2013

L’hélicoptère s’est crashé au beau milieu de la centrale solaire de Torreilles, ce samedi après-midi. Grâce à l’expérience du pilote, le drame a pu être évité. Lui et son passager sont légèrement blessés.
L'hélicoptère R22 F-GPKA s'est crashé au beau milieu de la centrale solaire de Torreilles - Photo Marie Rouarch © Radio FranceL’accident s’est produit en début d’après-midi, ce samedi, au niveau de la centrale solaire de Torreilles. L’hélicoptère se trouvait à une vingtaine de mètres du sol lorsqu’il a débuté un virage. C’est là que, vraisemblablement victime d’une panne mécanique, l’appareil est tombé.

L’expérience du pilote a permis d’éviter le pire
Il était parti de l’aéroclub voisin, ASL Torreilles, avec aux manettes, un pilote chevronné - avec plus de 13 000 heures de vol - et âgé d’une soixantaine d’années. C’est grâce à son expérience que la catastrophe a été évitée. Au moment de la panne, il a eu la bonne réaction et a réalisé la manœuvre adéquate, parvenant à poser son hélicoptère entre deux allées de cellules photovoltaïques. Au moment où ses patins ont touché le sol, les pales de l’appareil ont heurté les panneaux solaires, provoquant d’importants dégâts sur les installations et sur l’hélicoptère.

A bord, le pilote et son passager ne sont que légèrement blessés au visage pour l’un, aux mains pour l’autre. (...) Lira la suite sur francebleu.fr

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27-10-13 Atterrissage d’urgence pour un hélicoptère entre les panneaux solaires de Torreilles
Grâce à l’expérience d’un pilote chevronné, le pire a été évité hier à la ferme photovoltaïque de Torreilles où un hélicoptère a été forcé d’atterrir.Des rangées et des rangées de panneaux photovoltaïques s’alignent sur plus d’un hectare et demi, séparées entre elles par deux ou trois mètres à peine. C’est là, dans cet espace hautement impraticable, que le pilote d’un petit hélicoptère biplace est parvenu à effectuer un atterrissage d’urgence, hier en début d’après-midi à Torreilles. Un atterrissage ’miraculeux’, vu l’ampleur des dégâts, quand on sait que les deux occupants de l’appareil n’ont été que légèrement blessés… Car lorsque l’alerte a été donnée peu après 14 h, les services de secours avaient tout lieu de craindre le pire. Un crash d’hélicoptère au milieu des panneaux solaires, dans un secteur déjà endeuillé par de tragiques accidents d’ULM...

Et pourtant, à l’arrivée de la quinzaine de sapeurs-pompiers dépêchés sur place, le pilote et son passager étaient quasiment indemnes. "A notre arrivée, les deux occupants qui étaient légèrement blessés ont été pris en charge par les pompiers et le Samu et transportés vers les services d’urgence de Perpignan", confirmait sur place le commandant Yannick Bureau, qui supervisait les opérations de secours. "Nous nous attachons désormais à sécuriser le site en attendant que l’opérateur coupe l’alimentation électrique des panneaux afin que la gendarmerie des transports aériens puisse intervenir", ajoutait-il en pointant le risque potentiel d’électrisation.

Dramatiques précédents
La base de Torreilles, où exerce le pilote d’hélicoptère qui a miraculeusement atterri hier, a été marquée par une terrible année 2011. En avril, un pilote d’ULM qui prenait des cours de perfectionnement à la base avait perdu la vie dans un accident, et en août de la même année, deux personnes extérieures au département étaient également décédées en approchant de la base.

Et tandis que les gendarmes spécialisés procédaient aux constatations nécessaires au milieu des débris, Patrick Staub, cogérant de la société Aéro Service Littoral toute proche à qui appartient l’hélicoptère, ne cachait pas son soulagement. "Il faut féliciter le pilote, c’est sa maîtrise qui a fait que, malgré la perte de puissance, il a réussi à atterrir. Nous sommes très satisfaits qu’ils ne soient que griffés au visage tous les deux, même si nous sommes désolés de ce qui est arrivé. Le passager, qui effectuait un baptême de l’air, s’en souviendra longtemps… Que l’hélicoptère soit cassé, ce n’est pas grave, ce n’est que du matériel. L’important, c’est qu’ils aillent bien".

Hier en fin d’après-midi, les débris de l’hélicoptère devaient être conduits dans un hangar pour les besoins de l’enquête mutuelle menée par la gendarmerie des transports aériens et la direction générale de l’aviation civile.

"Sans l’expérience de Marc, cela aurait pu être plus grave"
Thierry, instructeur d’ULM à la base de Torreilles et pilote d’autogire, donnait hier plus d’éléments sur l’accident dans lequel le pilote, âgé d’une soixantaine d’années, et son passager, un homme qui profitait d’un baptême de l’air offert à l’occasion de ses 50 ans, ont été légèrement blessés au visage. "Marc, le pilote, a dit que deux voyants se sont allumés, il y a eu une panne moteur et il s’est mis en autorotation, ce qui veut dire qu’on descend assez rapidement mais en sécurité, en s’inclinant à la fin. Marc n’est pas seulement un pilote chevronné, c’est un instructeur hélico, il a 13 000 ou 14 000 heures de vol en tout, que ce soit en avion, en planeur, en hélico. D’après des témoins, il n’était qu’à une vingtaine de mètres du sol, ce qui montre sa compétence parce que moins on est haut, moins on a le temps de se poser. Il s’est vraiment aligné au milieu des rangées, et au moment de toucher, les pales ont accroché les panneaux ce qui a déstabilisé l’appareil. Il y a forcément un facteur chance, mais sans l’expérience de Marc, cela aurait pu être bien plus grave…". (...) Lire la suite sur lindependant.fr

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