10 000 km vers mon enfance

Samedi 6 mars 2010, par Chouchi // Natacha Laporte

0 Commenter cet article/rubrique A propos de l'auteur Partager cette page Ajouter les articles de cette rubrique à un flux rss [INACTIF] Imprimer la page Envoyez cet article à vos amis [INACTIF]

Mercredi 10 février, le temps est entre neige et soleil, je sors du centre d’examens de la DGAC d’Orly, le sourire aux lèvres, une étape de franchie de plus en poche, me voici avec mon ATPL théorique en poche, mais je me demande au final ce qui me donne le plus le sourire dans cette histoire, l’ATPL que je viens de décrocher ou bien l’impatience du 12 février qui se fait sentir ? Sans doute les deux.
Photo © Natacha LaporteLes jours paraissent bien long jusqu’au 12, apparemment ça fait partie des meilleurs moments, alors je savoure !
Par un beau matin de vendredi, ça y est, nous y sommes, c’est le 12 et aujourd’hui, la route va être bien longue, nous avons plus de 10 000 km à faire.
A vrai dire, je ne réalise rien, tout parait bien trop gros et surréaliste, nous montons à bord du TER de Saverne vers l’aéroport de Strasbourg sous un temps... neigeux ! Tout le paysage est recouvert d’une grande pellicule blanche, cela fait déjà quelques jours que l’Alsace s’est vêtu de son grand manteau blanc, qu’importe, c’est avec un grand sourire que je regarde défiler le paysage.
Arrivée à l’aéroport nous embarquons à bord du CRJ100 nouvelles couleurs de Brit Air direction : Orly !

Après 40 minutes de vol, Orly se rapproche, nous nous posons et j’aperçois au loin notre bel oiseau du jour qui réussit à me rendre de marbre tellement mon impatience est grande !
Nous arrivons à Orly Ouest et transférons directement vers Orly Sud où enfin j’aurai l’occasion de rencontrer Fred ! Depuis tout ce temps ! Il a eu de la chance il était sur un jour où j’étais drôlement calme mélangeant impatience et stress à la fois !
Photo © Natacha LaporteLes heures défilent et défilent, nous partons en salle d’embarquement devant notre bel oiseau bleu Bilou que je trouve infiniment beau avec ses courbes, il est là, face à nous, prêt à partir.
Je le dévore du regard avec mes yeux rêveurs, je sais que c’est lui qui va m’envoler vers l’endroit où je désire aller depuis 5 mois, il est somptueux, je rêvasse pendant des heures devant ses belles courbes, quand vient le temps d’embarquer, une petite tape sur la porte comme à mon habitude et nous voila à bord, au final le vol qui plus est était fabuleux passa à vive allure, 10 heures de vol où j’en ai pris pleins les yeux, on ne pouvait pas rêver mieux ! L’heure la plus longue fût la dernière, au-dessus de l’océan indien, l’eau défile encore et toujours et puis... le bout de terre apparait d’entre les nuages, ça y est, nous y sommes, je suis si proche du but, nous nous alignons en 34 et posons sur cette piste courte ; Bienvenue à Mayotte !
Photo © Natacha LaporteLe débarquement est à l’ancienne, aucune passerelle, aéroport perdu au milieu de nul part ; c’est assez particulier !
Un dernier au revoir à notre cher Bilou et nous voila parti pour une semaine sur les terres Mahoraises.

Beaucoup aurait tendance à lâcher les valises et partir directement au Lagon, moi non, direction la SAG de Pamandzi, pas sans stress, je suis frigorifiée, impatiente et je me sens même toute bizarre, ça me parait bien trop gros pourtant... me voici face au hangar où j’aperçois une si belle et douce silhouette bleue, plus je me rapproche et plus les larmes tombent, me voila déjà en sanglots à peine arrivée, l’émotion est bien trop grand pour moi, pourtant il est bien là, face à moi, comme au bon vieux temps et j’ai l’impression d’être de nouveau sur Biarritz, il est magnifique, beau comme tout et en superbe état malgré le sel, le sable... Photo © Natacha Laporte Mais pour l’occasion, l’équipe le sort pour une séance photo à l’extérieur avant qu’ils ne partent en vol, moi qui pensait retrouver mon JCB dans la totale discrétion, me voila bien bête, à mon arrivée à la SAG, je me retrouve avec la presse et la télévision pour les retrouvailles, comme retrouvailles discrètes, c’est plutôt ratée !
Après les retrouvailles qui furent bien plus qu’émouvantes, il est temps pour moi de voir mon JCB s’envoler, de réentendre le son de sa douce mélodie qui me manque tant depuis le 13 octobre 2008, date à laquelle je l’ai vu s’envoler pour la dernière fois avant qu’il ne rejoigne Le Blanc.
Photo © Natacha LaporteSa turbine s’emballe pour mon plus grand bonheur, des frissons m’envahissent dans tout le corps, c’est magique, je retrouve mes vieilles habitudes, JCB surgit de derrière le hangar et se met en stationnaire face à moi avec des appels de phares, je suis émue, tout se passe comme en Biarritz et il ne décolle pas dans une totale indifférence, cela fait drôle de revivre les mêmes choses qu’au Pays Basque, comme quoi, la légende ne s’arrête pas là !

Mon homme et moi avons passé une semaine fantastique, entre découverte du lagon, excursions, balade en bateau au milieu des dauphins et de paysages somptueux, les gens sont de plus d’une sympathie remarquable, un monde totalement différent du nôtre, qu’il est agréable de découvrir d’autres cultures, nous y sommes allés durant la saison des pluies mais notre cœur a largement été égayé par notre découverte de cette somptueuse île.
A plusieurs reprises nous avons été rendre visite à JCB, pratiquement tous les jours ! L’équipe est super, ils ont été extras avec nous et m’ont permis de retrouver mon JCB et de vivre des moments gravés à jamais dans ma mémoire.
Photo © Natacha LaporteJ’ai laissé là-bas la mascotte de JCB, un petit écureuil en peluche qui le suivait un peu partout.
Pour certains, quand on aime un hélico ou un avion, le jour où il part, certains les oublient... Un an et demi après son départ, mon amour pour JCB n’a jamais changé en espérant toujours très fort de le retrouver à Mayotte un jour, après l’avoir suivi au Blanc, la distance n’est certes pas la même.

J’ai vécu tellement de belles choses avec cet oiseau depuis gosse, j’ai grandi avec et chaque jour était unique avec lui, ma tête est remplie de souvenirs inoubliables, de moments très forts que le DAG de Bayonne m’a fait vivre tout au long de mes années, ils m’ont accueilli a bras ouverts, m’ont fait rêver tout au long de cette histoire et ils le font toujours, c’est ma deuxième famille, la petite fille de 3 ans en a fait du chemin depuis et en partie grâce à eux et à JCB, toujours derrière moi, ils m’ont poussé jusqu’au bout de mes rêves.
Après avoir retrouvé mon JCB à Mayotte me voila soulagée, soulagée de le voir dans des décors merveilleux et surtout entouré d’une équipe fantastique !
On n’oublie jamais ceux qui nous ont fait vivre des moments fantastiques, les plus beaux de ma vie, et un jour, je repartirai retrouver mon ange bleu, parce que ma passion pour cet oiseau est totalement increvable !
Je continue mon chemin en pensant chaque jour à lui, la gamine grandit mais son amour reste soudé à jamais pour cet hélico bleu et ça, personne ne pourra y changer quoi que ce soit.

Photo © Natacha LaporteAlors à mon homme, je tiens à te remercier pour ce cadeau fantastique que tu m’as offert, cette surprise bien plus que merveilleuse que tu m’as faites, tu as su comprendre ma passion pour cet oiseau et tu m’as ramené à lui, quel beau cadeau... aucun mot ne peux décrire ce que je ressens à travers ce que tu as fais pour moi. Tu m’as offert ce que je souhaitais le plus et tu as su garder la surprise jusqu’au bout, quoi de mieux pour fêter mon ATPL ?
A Fred, merci de tout cœur d’avoir contribué à me faire vivre des moments très forts avec les grands oiseaux bleus que je porte très fort dans mon cœur aujourd’hui, à chaque fois que je les reverrai ce sera avec un sourire gravé sur mon visage, ce visage qui en dira long à travers tous ses souvenirs si forts, merci d’avoir contribué a rendre mon voyage et mes retrouvailles avec JCB encore plus extraordinaires !
A tous les bleus de Pamandzi, un très grand merci de m’avoir accueilli tout au long de la semaine, de m’avoir fait rêver et vivre des moments forts avec JCB et surtout d’avoir accepté mon amour pour JCB et de m’avoir permis de le voir chaque jour, vous êtes une équipe formidable !
Photo © Natacha LaporteEt bien sûr un immense merci à tous ceux qui ont su comprendre mon attachement pour cet hélico, rien ne changera, j’avance petit à petit vers mon rêve avec une grand partie de JCB en moi !

Voici quelques photos du bleu et de sa petite gamine :

Commenter cet article Répondre à cet article

1 Message

  • 10 000 km vers mon enfance 9 mars 2010 21:19, par Chris

    Bravo Natacha !
    Quel plaisir de lire tes récits qui respirent toujours autant la passion ; puisse l’entousiasme, qui te caractérise, te servir à chaque instant dans la suite des aventures de Chouchi !
    Merci de les partager avec nos lecteurs !

    repondre message