Nous redécollons, un passage pour dire au revoir et destination Issy. Je laisse à nouveau les commandes à Michel qui se débrouille mieux au retour qu’à l’aller. Au contact avec Orly, la tour de contrôle m’annonce qu’un DC 10 est en longue finale et me demande si j’ai le temps de croiser les axes, ce à quoi je réponds de façon négative car ma vitesse est loin d’être phénoménale et en plus le vent est de face. J’effectue donc un 360° tranquillement et reçois un « Merci l’ancien ! » de l’équipage du DC 10.
Arrivé à l’héliport, je vais me poser devant le hangar de la Sécurité Civile et nouveau geste d’un pilote qui vient me demander de faire un petit vol sur cet appareil mythique. Celui-ci n’a jamais volé que sur Alouette 2 et 3 Après s’être installé, je lui explique le rôle important de la poignée tournante sur le collectif.
Nous redécollons pour un vol jusqu’à La Défense. Je lui laisse les commandes en montée et là tout commence, il n’y a pas de servos, donc tout dans les biceps, les tours moteurs chutent dès qu’il lève le pas général et lorsqu’il remet de la puissance c’est la poutre de queue qui n’est plus dans l’axe. A force de se battre avec l’engin, un moment, le pilote explose, nous sommes au Pont de Saint-Cloud et il me rend les commandes me jurant qu’il ne mettra plus les pieds dans ces « pou BELL (47) » volantes !
Ce fut une belle journée gâchée par le temps mais que d’émotions ! J’ai toujours gardé la médaille qui m’a été offerte et l’écharpe blanche.

