Les hélices du Mont-Blanc

Vendredi 11 juillet 2008

L’immensité du massif du Mont-Blanc pour terrain de jeu. Petit, dans la cour de l’école de Chamonix, Pascal Brun regardait ses camarades jouer au guide, tandis que lui tenait déjà le rôle du pilote d’hélico. A 48 ans, fort de vingt-deux ans de métier et de seize mille heures de vol à bord de son Écureuil monomoteur, notre pilote s’émerveille comme au premier jour : « Je suis un drogué, j’ai pris mon premier shoot à 13 ans et, depuis, je ne peux plus m’en passer ».
Pascal Brun, le 14 juin 2008 sur la DZ Jean-Jacques Mollaret à Chamonix, lors du 50e anniversaire du PGHM - Photo © Christophe GothiéReconnaissance de lignes de téléphériques ou de lignes à haute tension, entretien et réparation des remontées mécaniques avec l’aide des « acrobates » de la Compagnie du Mont-Blanc, réapprovisionnement des refuges, l’hélicoptère est un outil incontournable de l’économie de montagne qui permet d’effectuer des tâches précises et délicates. « C’est aussi un outil qui me permet de frôler les sommets comme les choucas, de survoler l’immensité, de me frotter à cette nature que j’aime tant. »

Pascal propose aussi aux visiteurs de partager ces moments d’exception. « On découvre un univers auquel on ne s’attend pas du tout : le doré du granit, le turquoise des glaces, le vent sur les crêtes, les ombres, les lumières, tout ce qui donne à la montagne sa dimension mystique et dominatrice ». En vol, Pascal raconte. Le crash du Malabar Princess en novembre 1950 près des rochers de la Tournette. L’effondrement spectaculaire de 200 000 m3 de roche sur la face ouest des Drus en 1997. Et cette descente historique du Linceul, cette pente de glace à 70° de la face nord des Grandes-Jorasses par Jérôme Ruby en surf et Samuel Beaugey à ski en 1995. « Le Mont-Blanc est une île, j’ai le vaisseau pour l’accoster ». source

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