Véronique Lacoste, pilote de Dragon 50

Vendredi 5 mars 2010

Dans le cadre du concours organisé par l’ONISEP “Des mots, un métier”, la classe de 3ème F du Collège Malraux ont réalisé un reportage vidéo sur Véronique LACOSTE, pilote d’hélicoptère à la base Sécurité Civile de Granville.


Du fait d’un problème au niveau de la prise de son, voici la retranscription de l’interview.

UNE FEMME PILOTE

Dans le cadre du concours organisé par l'ONISEP “Des mots, un métier”, la classe de 3ème F du Collège Malraux ont réalisé un reportage vidéo sur Véronique LACOSTE, pilote d'hélicoptère à la base Sécurité Civile de Granville.Interview de Véronique Lacoste Pilote d’hélicoptère à la Sécurité Civile réalisé le 19 janvier 2010.

3F : Bonjour…
VL : Bonjour..

3F : La classe 3ème F et moi-même, nous sommes très heureux de vous accueillir au collège André Malraux de Granville pour une interview. Pouvez-vous vous décrire en quelques mots svp ?
VL : Et bien écoutez, en quelques mots, je m’appelle Véronique, j’ai 41 ans et je suis pilote d’hélico à la Sécurité Civile.

3F : En quoi consiste votre métier ?
VL : Le travail, c’est faire du secours aux personnes, c’est la mission prioritaire, donc intervenir en mer, puisqu’ici on à la chance d’être tout prêt… Pour des bateaux, des gens qui sont en détresse, donc ça va être des marins, ça va être des gens qui font de la ballade, qui tombent à l’eau, ça va être éventuellement des kite-surfeurs, des véliplanchistes, des choses comme ça…
Ça peut être des accidents de la route aussi, on intervient sur l’autoroute sur n’importe quelle route ; disons que l’hélico présente l’avantage d’être rapide ; on peut se rendre dans des endroits qui ne sont pas forcément accessible effectivement par la route.
Et puis après on peut transporter aussi des gens qui ont des pathologies graves d’un petit hôpital qui peut plus gérer les gens dans les gros centres ou pour des grands brulés, des choses comme cela par exemple.

3F : Y a-t-il beaucoup de femmes dans ce métier ?
VL : Pas beaucoup ; il y en a de plus en plus ; ça se fait comme beaucoup de métiers masculins on va dire ou dis masculin ; au niveau de la Sécurité Civile on est deux en France donc c’est quand même pas énorme par rapport au niveau des personnels navigants ou Mécaniciens Opérateurs de bord ou pilotes confondus je ne sais pas… on est 200, 250. Donc ça ne fait pas énorme…

3F : Le regard des gens est-il différent du fait que c’est une femme ?
VL : De moins en moins, je trouve. C’est sur que les gens sont toujours surpris, marquent des fois un temps d’arrêt ; ça dépend des endroits et des lieux mais ça se passe en général super bien.

3F : Comment avez-vous fait pour vous imposer dans ce monde ?
VL : Je n’ai pas essayer de m’imposer ; j’ai fais mon boulot ; je crois comme les hommes, après ça demande pas des qualités à mon avis plus masculines que féminines.

3F : Arrivez-vous à rester féminine dans votre métier ?
VL : J’espère ne pas ressembler trop à un homme mais effectivement la tenue n’a rien de très féminin, ; c’est des bottes de vol, c’est une combinaison orange qui est plus ou moins adaptée à la taille et à la morphologie et un casque de vol, des gants donc il n’y a plus grand-chose qui dépasse…

3F : Entrer dans ce métier a-t-il été dur ?
VL : Il y a eu une petite période en stage pilote parce que j’étais la seule femme dans la promotion donc on devait être 18 ou 19 pilotes et élève pilote et c’est vrai qu’avant, j’étais dans une école militaire avec des filles donc il y avait une super ambiance entre nous et puis là, d’un seul coup, je me suis retrouvée mélangée avec les gars pour la spécialité de pilote et c’est vrai que c’était un peu difficile.

3F : Quelles leçons tirez-vous de votre parcours ?
VL : Si j’avais quelque chose à vous dire parce qu’effectivement vous êtes juste à la tranche d’âge où moi j’ai eu cette envie et puis cette idée qui m’a vraiment tenue en éveil et motivée jusqu’à ce que j’y arrive. C’est de dire : bon, il n’y avait pas beaucoup de place au départ pour d’autres métiers, on a peu de chance d’y arriver parce qu’il n’y a pas beaucoup de place, parce que c’est dur, parce qu’on a plein d’idées. Donc déjà on s’est mis sur ce qu’on a envie de faire, comment y arriver. Et puis après, si vraiment on est motivé, qu’on pense vraiment en soi que c’est ce qu’on a vraiment envie de faire, il faut se donner les moyens et puis il faut foncer ; il faut tout mettre en œuvre pour y arriver même si vous avez les gens qui vous dirons : « Mais non, tu ne peux pas y arriver, tu comprends, c’est trop dur…, il n’y a pas assez de place… ». Je crois qu’il faut croire aussi à son rêve, ça aide vraiment…


- Cliquez ici pour en savoir plus sur les coulisses du reportage.

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