Deux nouveaux pilotes d’hélicoptères au SAMU 54

Lundi 7 juin 2004

Suite à la modification de la convention collective des pilotes, l’équipe est passée de trois à cinq membres permanents. Deux pilotes ont donc rejoint G. Platel, chef de base qui nous présente sa nouvelle formation.
Georges Platel, Pilote et chef de basePour être pilote au service d’un SAMU tout commence par… l’armée ! En effet, la carrière d’un pilote d’hélico n’a rien à voir avec celle d’un pilote de ligne... Plus de 4000 heures de vol et une bonne connaissance de la région sont indispensables pour se consacrer au transport sanitaire aérien et seule l’armée permet d’acquérir ces compétences. Mais l’amour du vol ne saurait faire oublier que le transport de malades 24h/24 impose des horaires un peu particuliers. Les journées de 12 heures, 7 jours de suite ne sont pas rares. La nuit, les vols se font ’’à vue’’ et chaque sortie fatigue le pilote dont tout les sens sont en action. A quoi s’ajoute la responsabilité du patient et de l’équipe médicale...

L’ensemble de la prestation (location et maintenance de l’appareil bi-turbine, mise à disposition de l’équipe de pilotes expérimentés) est géré par une société privée. Au total, 5 pilotes et un mécanicien, qui vient assurer chaque matin la révision de l’appareil... Ceci ne gâche en rien l’entente avec le personnel du SAMU 54 qui reste primordiale. " Nous avons de très bonnes relations professionnelles mais aussi amicales avec le SAMU. Heureusement car nous passons une grande partie de nos nuits ensemble... gardes obligent. C’est quand même plus sympa " remarque en souriant, Georges Platel, chef de base.

La sonnerie du portable coupe court à la conversation : un patient à transférer de Metz à Nancy. Départ dans moins de 5 minutes pour un vol d’une demi-heure aller-retour. L’équipe médicale a rejoint le pilote sur la plateforme. Calme mais déjà dans ’’son vol’’, M. Platel conclut l’entretien par une confidence. "Le fiston va être pilote d’hélicoptère dans l’armée très prochainement… Et qui sait, après 15 ans d’armée, 4000 heures de vol… "source

Repères
- 600 heures de vol et 1000 sorties en 1998 (record)
- 500 heures de vol et 700 sorties en 2003
- Environ 38 Euros la minute de vol
- 20 minutes : c’est le temps maximum qu’il faut pour atteindre le point le plus éloigné de Lorraine.

L’équipe au complet
- Georges Platel : Pilote et chef de base
- Jean-Jacques Buffet : pilote au CHU depuis 15 ans
- Patrick Labbe : pilote au CHU depuis 4 ans
- Frédéric Francomme : pilote au CHU depuis 1 mois
- Thierry Auffret : pilote au CHU depuis 1 mois
- Jacques Bourdon : mécanicien depuis 15 ans

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2 Messages

  • Deux nouveaux pilotes d’hélicoptères au SAMU 54 1er février 2011 09:16, par Romain

    Arrêtez avec tous ces pilotes avantagés qui proviennent de l’armée !!! Pensez aussi aux civils qui n’ont pas la chance d’être recrutés (la plupart du temps par piston !) contrairement aux civils qui doivent emprunter des milliers d’euros afin de pouvoir suivre la licence de base et toutes les autres qualifs payantes qui se grefferont par la suite ; ce n’est pas parce qu’on vient de l’armée qu’on est des rois ! Il a des civils qui arrivent du Canada et qui subissent des conditions de vols beaucoup plus rudes avec aussi des milliers d’heures de vol à leur actif ! Et aujourd’hui qui sont les bienvenus au SAMU ou la Sécurité Civile, ARRETONS AVEC NOTRE CHAUVINISME et pensez un peu aux autres !

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    • Bonjour Romain,
      Que de frustration dans votre message... Je ne sais pas si vous êtes du milieu, mais sachez que le "piston" que vous évoquez est plutôt rare.
      Sachez que tous les pilotes militaires ne sont pas volontaires pour se reconvertir dans le civil, loin de là. De plus la Sécurité civile, par exemple, recrute aussi des civils. Je suis dans le métier et sachez, Monsieur, que les critères de sélection sont les mêmes pour tous. Simplement, même si l’expérience d’un civil peut être honorable et tout à fait respectable, bien souvent les missions effectuées par un ancien militaire, "avantagé" comme vous le dites se rapprochent plus des standards exigés par le Ministère de l’Intérieur. (Sachez que devenir pilote militaire demande AUSSI quelques sacrifices et du travail et qu’un brevet n’est jamais "offert" à un candidat).
      Avez-vous déjà effectué des missions de nuit en territoire hostile (Afghanistan ou autre) ou de secours en mer dans des conditions exécrables ? Non ? Donc SVP avant de parler de ce que vous ne connaissez manifestement pas, renseignez-vous et encore une fois vous pouvez, en qualité de pilote civil, postuler pour un emploi dans un SAMU ou la SECU (cf DRAGON 64 avec un pilote issu du civil...) et sachez que cette année, pour une centaine de pilotes ayant postulé à la SECU, 3 places étaient offertes à TOUS pilotes présentant les critères minimum donc peu de militaires se reconvertissent au final...
      Bons vols.

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