Sébastien Filliez, pilote d’hélicoptère bombardier d’eau

Mardi 15 septembre 2009

Pour son premier été de bombardements... d’eau, Sébastien Filliez a été servi !
Pilote principal de l’Écureuil basé pour l’été à Privas, il a effectué plus de 80 % des interventions héliportées sur incendies. Sébastien Filliez, pilote aux commandes de l'Ecureuil du SDIS 09 - Photo Olivier BEYLON / Le Dauphine Libéré Ceux-ci, particulièrement nombreux, ont nécessité le quasi-doublement du forfait initial de cinquante heures de vol selon le contrat initial traditionnellement passé pour les mois d’été entre le Sdis et la société missionnée : en l’occurrence cette année encore la Drômoise Jet System.
Muni d’un dispositif amovible souple (Bambi) d’une contenance de 800 litres, pour puiser de l’eau et la larguer, l’Écureuil est essentiellement destiné à combattre le feu.
"On a toujours trouvé de l’eau là où il en fallait et souvent dans des piscines privées, dans l’urgence. Nous avons une carte recensant les différents bassins, rivières ou lacs" confie-t-il.

"On n’y voyait pas à deux mètres..."
Mais il a dû aussi composer avec des conditions climatiques pas toujours faciles, le vent compliquant toujours la précision des largages.
Lors d’une opération, en pleine tourmente orageuse, il a même été contraint de se poser sur le stade de football de Saint-Martial, sans possibilité de repartir en raison de la nuit tombante car l’appareil n’est pas opérationnel pour les missions nocturnes. "On n’y voyait pas à deux mètres. On est resté et on a couché à l’hôtel".

Photo Olivier BEYLON / Le Dauphine LibéréLe pilote part toujours accompagné d’un cadre sapeur-pompier spécialement formé pour ces missions. Mais il se donne la possibilité de le déposer lors de certaines opérations de largages. Visiblement l’entente a bien fonctionné : "ici, ils sont bien rôdés" constate le pilote.
Il se souvient également de l’incendie de Saint-Julien-du-Gua : "nous avons été appelés une heure avant la tombée de la nuit, je n’ai pu rester que ce temps-là. Le lendemain, je suis revenu, mais pour transporter des hommes et du matériel destiné à gratter sous les cendres pour éviter une reprise". Ce qui correspond à des missions (10 % cette année) non spécifiquement dévolues aux largages avec le transport de personnels spécialisés. Ce fut également le cas pour le Samu, le Grimp (pompiers intervenants en milieu périlleux), ou des plongeurs.
Il a connu des journées avec plusieurs feux : "J’avais juste le temps de revenir pour faire le plein, car l’appareil n’a que 2 h 30 d’autonomie".
L’utilisation de l’hélicoptère s’est avérée précieuse dans un dispositif qui prévoit d’attaquer fort tout départ de feu : il peut larguer ses 800 litres toutes les minutes avec un point d’eau à proximité, car il ne lui faut qu’une dizaine de secondes pour puiser.
Et puis avec l’Écureuil les extrémités de l’Ardèche ne sont jamais à plus d’un quart d’heure... O.B. source

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