« L’entraînement, c’est la clé de la sécurité »

Mardi 28 juillet 2009

Entretien : Bernard Larrive, pilote et chef de la base hélicoptère de la Sécurité Civile, à Donville-les-Bains.

Quel était le scénario de l’exercice ?
L'hélicoptère de la Sécurité Civile et le remorqueur Abeille-Liberté ont mené un exercice de sauvetage à l'occasion du Grand Pardon. Le point sur une opération délicate - Photo Ouest FranceOn a simulé le sauvetage d’une personne blessée sur le remorqueur. L’équipe médicale du Smur maritime de Granville, accompagnée de deux pompiers sauveteurs-côtiers, est descendue sur le bateau avec la civière hélitreuillable. Puis nous avons simulé la remontée de la victime.

Pourquoi avec l’Abeille-Liberté ?
Le remorqueur vient une fois par an à Granville. On en profite pour s’entraîner. En mer, on peut être amené à travailler avec eux sur une opération réelle. L’Abeille-Liberté est un bateau sur lequel les manoeuvres sont parfois délicates, voire périlleuses pour l’équipage. Il peut y avoir des blessés à bord. Un entraînement comme celui de dimanche permet à l’équipage du remorqueur de connaître les procédures d’hélitreuillage.

Est-ce différent des autres entraînements pendant l’année ?
On s’entraîne régulièrement sur des bateaux de pêche et les bateaux de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Les patrons pêcheurs granvillais sont très sensibles à ce type d’intervention. Cela peut leur sauver la vie. L’entraînement, c’est la clé de la sécurité. Pour nous, c’est indispensable.

Dans quels cas l’hélitreuillage en mer est-il nécessaire ?
C’est une opération très particulière. Généralement, il s’agit de récupérer des blessés à bord de bateaux qui sont loin en mer. On intervient aussi bien sur des petits bateaux de pêche que sur les pétroliers. Notre rayon d’action est très important. Il comprend notamment le rail des Casquets, le dispositif de séparation du trafic maritime au large du Nord Cotentin.

Quels sont les spécificités de ce genre d’intervention ?
On intervient sur la côte lorsque la marée encercle des personnes ou lorsque les gens tombent d’une falaise. En mer, le treuillage est beaucoup plus compliqué car il n’y a pas de références extérieures, pas de point visuel fixe. Cela dépend aussi de la taille du bateau. C’est plus difficile sur une petit bateau de pêche que sur un cargo. Sans oublier les aléas climatiques qui peuvent rendre certaines opérations vraiment dangereuses.
Recueilli par Marie HAUPAIS source

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