Raymond Delaunay, l’un des premiers pilotes d’hélicoptère du GIGN, tué dans un accident de moto

Lundi 9 juillet 2018

Un grand pilote d’avions et d’hélicoptères de la Gendarmerie, un as de l’aviation, vient de rejoindre pour l’éternité ce ciel qu’il a tant sillonné aux commandes d’avion et d’hélicos bleus. Il fut en particulier premier pilote d’Alouette III affecté aux missions du GIGN.
Raymond Delaunay, a trouvé la mort ce 5 juillet dans un accident près de Velaux (Bouches-du-Rhône) alors qu’il était au guidon de sa moto. Il avait 73 ans.

Alouette 3 F-MJAK du GIGN en vol pour une mission d'entraînement - Photo DRIl avait découvert l’aviation avec son père à l’âge de 5 ans vers 1950, comme passager d’un “Lockheed Lodestar”sur le trajet Bastia-Nice comme il l’a raconté en 2008 dans le bulletin de l’aéro-club Aix-Marseille où il était l’un des instructeurs.

Cette passion ne le lâchera plus. En 1962, alors lycéen, il décroche son brevet élémentaire des sports Aériens puis son brevet de pilote privé.
Il découvre ensuite le parachutisme lors d’une préparation militaire pendant ses études de droit et le pratique assidûment dans les années 70-72 avec 230 sauts en deux ans au para club de Strasbourg-Neuhof.

3500 heures de vol
A ses débuts, l'Alouette 3 F-MJAK du GIGN avec au premier plan les personnels et les équipages - Photo DRPuis il se lance dans le vol à voile et obtient sa licence élémentaire de pilote planeur. C’est tout naturellement qu’il effectue son service militaire dans l’armée de l’air, comme officier de renseignement au 33ème Escadron de Reconnaissance de Strasbourg. Il vole comme pilote sur planeurs “Bijave”, “ASK13″et “A60 Fauconnet”, et comme passager sur “Fouga Magister”, “Lockheed T-33”, “Broussard”, “Pilatus PC6”, et continue à sauter en parachute depuis des Noratlas.
C’est en 1973, alors qu’il est ORSA (officier de réserve en situation d’activité) au deuxième bureau sur la base de Metz-Frescaty, qu’il prépare le concours d’entrée à l’école des officiers de Gendarmerie de Melun.

"Un baptême de l’air Hélico à bord d’une des “Alouette II” de la section aérienne de la Gendarmerie de Metz, installée sur la Base Aérienne 123 renforça ma détermination à tout tenter pour intégrer les Formations Aériennes de la Gendarmerie" écrit-il dans son témoignage.

A sa sortie de Melun, il est affecté en Gendarmerie mobile à Chartres mais continue à voler sur plusieurs types d’avions.
Alouette 3 F-MJAK du GIGN à ses début en 1974 - Photo DREn 1977, à l’issue d’un stage de neuf mois de formation d’officier pilote à l’école ALAT de Dax, il atteint son objectif et intègre les forces aériennes de la Gendarmerie. Affecté à Villacoublay, aux Antilles, à Hyères, Nouméa puis de nouveau Hyères, il totalise de 1977 à 1994, 3500 heures de vol (Alouette II et III, Ecureuil AS350] en missions diverses de police et de sauvetage, en mer, en montagne, outre-mer, et même à l’étranger dans les iles Caraïbes dépourvues de moyens aériens de sauvetage…

Alouette III en intervention avec le GIGN - Photo DRIl a terminé sa carrière à la Gendarmerie de l’Air à Aix au grade de colonel. (...) Lire la suite sur lessorg.org

• Cliquez ici pour voir un reportage tourné par TF1 en 1976.

• Cliquez ici pour voir les images de l’Alouette 3 F-MJAK dans le film "Peur sur la ville" d’Henri Verneuil en 1974.

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