Dans un hélico du SAMU. Du travail de pro !

Lundi 8 décembre 2014

Le téléphone sonne, c’est la régulation du SAMU, un déclenchement de mission. Le temps est gris, la prévision météorologique ne prévoit pas de réelle dégradation, la première partie de la nuit doit rester stable. L’équipe médicale est prête, et nous nous dirigeons vers l’hélicoptère. J’ai deux heures trente avant la nuit, mais cette affaire peut tarder, cela doit toujours être envisagé.

L’hélicoptère atteint rapidement sa vitesse de croisière, les modes supérieurs sont enclenchés, il file à bonne vitesse, 140 nœuds, dans un air frais et calme, 1000 pieds au-dessus de la campagne. La visibilité horizontale est bonne, j’estime 3/8ème de nuages à 2000 pieds. J’ai presque deux heures d’autonomie à cette vitesse de croisière, il faut 30 minutes pour rejoindre le lieu de l’accident.

Le contrôle du vol est facile, la cartographie numérique défile sur le GPS, les bonnes vieilles cartes aux 1/100.000 étant toujours à disposition au cas où. À cinq minutes de la destination, la base des nuages a légèrement diminué, je l’estime désormais à 1700 pieds pour 5/8ème. Le village est en vue. Je procède à la reconnaissance du site et prépare l’appareil pour l’atterrissage.

Vu les circonstances, la meilleure place est sur la route, elle ne doit pas être très fréquentée à cette heure. Je me pose à quelques dizaines de mètres de l’accident, en courte finale. L’équipe file vers les pompiers déjà à l’œuvre sur la carcasse du véhicule, jusqu’ici, rien de particulier pour ce vol, je vérifie extérieurement la machine, le tour rituel après un atterrissage, la civière de l’hélicoptère est préparée.

Bien que ce ne soit pas vraiment l’essentiel du moment, je me penche sur la partie administrative du vol et commence à estimer les distances pour les potentielles destinations hospitalières pour la victime. La désincarcération risque d’être longue. (...) Lire la suite sur mentalpilote.com

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