Albi : portrait de Papycoptère

Mardi 2 octobre 2012

Plus de 12 000 heures aux commandes d’un hélicoptère
Jean-Marie Potelle, alias Papycoptère ; Plus de 12 000 heures aux commandes d'un hélicoptère - Photo albi-info.fr Jean-Marie Potelle, quel est votre parcours ?
Je suis né à Montpellier mais mes racines familiales sont dans l’Aisne. Après l’école d’officier de gendarmerie de Melun, mon père a intégré la base de Satory au moment de la création du service des Hélicoptères de la gendarmerie ; Satory abritait aussi les hélicoptères de l’ALAT, Aviation légère de l’Armée de terre. Il y a passé le brevet de pilote en 1957 sur un appareil américain, un Bell 47. C’est là que j’ai effectué mon premier vol en hélicoptère.

Comment a débuté votre carrière professionnelle ?
J’ai débuté ma carrière professionnelle par un poste de technicien en électrochimie. Mon patron étant aussi président de l’aéroclub de Saint-Cyr-L’École, j’ai donc passé en 1962 mon brevet de pilote d’avion. En 1963, j’ai pu intégrer l’ALAT, ce qui m’a permis d’obtenir mes deux brevets militaires de pilotage d’avion et d’hélicoptère. Après deux ans à Marignane au sein de l’Aérospatiale et un travail dans une société de traitement agricole, je suis rentré à Hélifrance, basée à Issy-Les-Moulineaux ; là, j’en ai profité pour passer ma qualification d’instructeur-testeur sur hélicoptère.

Parlez-nous de votre passage sur la Cinquième ?
Cela reste un très bon souvenir professionnel car j’ai travaillé avec la chaîne de télé La Cinquième dans le cadre de l’émission « l’Esprit du sport ». On allait chercher nos invités en hélico. On les amenait ensuite sur le plateau. Soixante émissions de 1994 à 1999 m’ont permis de rencontrer un grand nombre de célébrités parmi lesquelles : Jack La Motta, Alain Delon, le professeur Cabrol, le professeur Schwartzenberg, Michel Drucker, Kopa, Piantoni, Fontaine, Luis Fernandez, Alain Mimoun, Laurent Bourgnon, le baron Empain, Nicole Duclos, Colette Besson.

Quand avez-vous arrêté de voler ?
Après avoir fait de l’instruction pour Hélifrance et en montagne pour les sociétés qui me le demandaient, j’ai arrêté de voler en 2005, après 12 726 heures de vol en hélicoptère et 262 heures en avion. A partir de 60 ans, vous ne pouvez plus transporter du public, seulement du fret.

Vous n’étiez pas d’ici ; alors pourquoi avoir choisi Albi ?
J’aimais bien le Sud-ouest. Mon épouse ne voulait pas habiter la montagne. Mais notre choix s’est porté sur le Tarn en 2007 car mon gendre et ma fille habitent à La Primaube en Aveyron et nos deux petits-enfants Yoann et Manon (10 et 6 ans) nous sont très attachés.

Vous plaisez-vous dans cette ville ?
J’ai de bons contacts avec l’aérodrome d’Albi qui organise chaque année une journée « Portes ouvertes » en mai ou juin. En 2011, j’ai réussi à faire venir un hélicoptère de la gendarmerie. Les animations s’organisent autour d’expositions au sol, de maquettes, de simulateur de vol, de visites de la tour de contrôle et de baptêmes de l’air. Il y a même des sauts en parachute, organisés par un club civil. L’aérodrome comporte une piste de 1560 m accessible aux ATR, aux Canadairs. Albi est une ville très animée avec beaucoup d’évènements. J’ai eu la chance de retrouver Eddy Mitchell, venu lors de sa tournée d’adieu, donner un concert à Albi. Parmi les points forts de la ville, il y a le théâtre, les jardins, les espaces verts, cette coloration de la brique et le développement lié à l’Unesco.

Vous ne pilotez plus. Quelles sont maintenant vos activités ?
En plus de ma famille, mes journées s’organisent autour de l’écriture d’une part, d’exposés ou de conférences d’autre part. Je participe à la rédaction de revues aéronautiques : Aviation et pilote, Aviasport, à un site internet : www.helico-fascination.com. Ensuite, je me rends dans les écoles, établissements ou associations, pour y partager mon expérience de pilote et parler de tout ce qui touche de près ou de loin à l’hélicoptère, son histoire et son utilisation actuelle. (...) Lire la suite sur albi-info.fr

Commenter cette brève Répondre à cette brève