La passion des airs de Clément Strintz

Lundi 23 juillet 2012

Pilote d’hélicoptère de combat, le Vannetais, plus jeune pilote de France en 2003, a survolé les Champs-Élysées le 14 juillet. Il a fait ses débuts à l’Aéro-club du pays de Vannes (Morbihan).
Clément Strintz devant son hélicoptère Gazelle - Photo © DR« J’ai commencé mes premiers cours de pilotage à l’Aéro-club du pays de Vannes, quand j’avais 12 ans. » Clément Strintz, 23 ans, aujourd’hui pilote d’hélicoptère de combat, est tombé tout petit dans le grand bain de l’aéronautique.
« Mon père et mon grand-père étaient des pilotes privés, raconte le jeune Vannetais. Ils m’ont transmis leur passion. Mon père était pilote de montagne et de planeur quand nous habitions du côté de Grenoble. Mon grand-père, lui, faisait beaucoup de voltige. »

« J’ai toujours été attiré par ce monde »
Le jeune homme se rappelle les heures passées dans les meetings aériens. « J’aimais beaucoup les avions de la Seconde Guerre mondiale. » Ces « warbirds » qui simulaient des combats aériens. À l’aéro-club, Clément Strintz, du haut de ses 12-13 ans, enchaîne les cours sur la météo, la mécanique du vol, celle de l’avion, la vitesse nécessaire au décollage. Jusqu’à ce jour d’août 2003 où il devient, le jour anniversaire de ses 15 ans, le plus jeune pilote de France.
Mais l’adolescent change et bientôt l’aviation passe au second plan. Saxophoniste, il se lance dans la musique. Une nouvelle passion. Élève à Saint-François-Xavier, il étudie l’instrument au Conservatoire de musique. Lycéen, il fera même l’ouverture, sur les marches de l’hôtel de ville, du festival de jazz.
Pourtant, au moment du choix d’une voie professionnelle, c’est l’aéronautique qui reste au premier plan. Un métier qu’il veut exercer dans l’armée de terre. « J’ai toujours été attiré par ce monde. J’ai adoré regarder les reportages sur l’armée, lire de l’histoire militaire. »

1er Régiment d’hélicoptères de combat
Bac en poche, il s’engage. Il est accepté, après des tests, dans la spécialité pilote d’hélicoptère de l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat). Clément Strintz suit alors le parcours classique : école de sous-officier de Saint-Maixent, école de l’Alat de Dax où il apprend les rudiments du pilotage d’hélicoptère, école de formation au combat du Luc, en Provence. Il entre enfin à Saint-Cyr-Coëtquidan d’où il sort officier : sous-lieutenant.
Depuis mars 2011, le pilote est affecté au 1er Régiment d’hélicoptères de combat, à Phalsbourg (Moselle). Une unité qu’il a choisie parce qu’elle utilise des Gazelles, « des machines de guerre ». Appareil antichar, la Gazelle vole à 220 km/h.
« C’est un formidable hélicoptère qui peut évoluer dans tous les sens. À bord, on a un sentiment exceptionnel de liberté, on peut pivoter à droite, à gauche, faire du stationnaire, tourner en cercle. »

Au-dessus de Paris
Clément Strintz raconte ce plaisir propre à l’hélicoptère même si, « par sécurité, on est sans cesse en train de contrôler des paramètres ». Aux commandes de sa Gazelle, le pilote aime « les vols tactiques, quand l’hélicoptère épouse les courbes du relief. À basse hauteur, la sensation de défilement, de vitesse, est importante. »
Le 14 juillet dernier, le jeune Vannetais a eu « l’immense fierté » de participer au défilé aérien au-dessus des Champs-Élysées. « Ce fut une expérience unique de survoler un endroit aussi majestueux. » (...) Lire la suite sur jactiv.ouest-france.fr

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