Dans la Gendarmerie, les femmes ont fait leur nid

Mardi 8 mars 2011

La gendarmerie de Bourgogne a mis ses personnels féminins à l’honneur mardi à l’occasion de la Journée de la femme. Toutes assurent que la parité est désormais bien installée dans leur métier.

Le Major Rachel Chervier, chef pilote d'hélicoptère à la section aérienne de la gendarmerie de DijonL’intégration des premières femmes en gendarmerie ne date pas d’hier, mais reste tout de même une évolution assez récente. Depuis 1984 où un quota de seulement 5 % de femmes étaient admises en gendarmerie (17 % des effectifs actuellement en Bourgogne), le regard a changé « et les mentalités évoluent dans le bon sens ». Le Major Rachel Chervier, chef pilote d’hélicoptère à la section aérienne de la gendarmerie de Dijon (2 femmes pilote d’hélico en France), confirme : « Quand je suis arrivée en 1993, il était rare de voir des femmes à des postes à responsabilité, réservés aux hommes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et il existe une parité totale au niveau salarial et des progressions de grade. »

Des femmes multicartes
AU XXIeme siècle, les femmes ont la possibilité d’enfiler tous les costumes : officiers, sous-officiers, motocycliste, armurière, technicienne en investigation criminelle, commandant de peloton de gendarmerie mobile, plongeuse, commandant de brigade… « Nous avons des femmes qui sont au grade de commandant. Un jour, on aura une femme général » est convaincu le chef d’escadron Jean-François Cortot. Le Major Rachel Chervier estime que dans le monde militaire, c’est « la hiérarchie qui prime au sexe. Et on nous juge sur nos capacités que l’on soit homme ou femme ». Considérée comme un effectif à part entière, la femme peut donc pleinement s’épanouir et faire carrière dans un milieu dont on dit volontiers qu’il n’est constitué que de machos.

Le même travail que les hommes
Les gendarmes Battaglia et Prommer, respectivement au peloton d’autoroute de Dijon et à la brigade territoriale de proximité à Semur-en-Auxois, ne discernent aucune différence homme-femme mais souhaiteraient que les problèmes inhérents à la vie de famille soient pris en compte : « Les horaires de permanence sont compliqués à gérer pour une maman gendarme. C’est compliqué, par exemple, pour la garde des enfants ». (...) Lire la suite sur gazetteinfo.fr

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