Le pilote d’hélicoptère est au spectacle avant tout le monde

Mardi 7 juin 2011

Monterblanc
Arrivé en 2005 à l’aérodrome de Vannes, Thierry Leygnac, pilote d’hélicoptère, est aux premières loges des petits et grands événements qui ponctuent l’année. On pourrait penser qu’il a assouvi son rêve de gosse. Pas du tout ! Il avoue que ses premiers pas dans le métier sont « le fruit du hasard ».

«  Quelque chose d’extraordinaire  »
Thierry Leygnac est le plus heureux des hommes avec son Ecureuil B2 (seul hélicoptère basé à Vannes), baptisé "Lima Papa" - Photo Ouest FranceNé près de Bergerac en 1960, Thierry avoue « avoir été un cancre à l’école ». À 18 ans, il fait le choix de rentrer dans l’armée, plus particulièrement dans l’aéronavale (Marine nationale) ; un choix crucial pour l’homme qui y fera ses premières armes en tant que pilote. De 1978 à 2000, Thierry est militaire. Après ses classes où l’ex-jeune cancre termine major de sa promo et quelque temps passé en transmission, « on m’a donné la possibilité de faire quelque chose d’extraordinaire ! », confie-t-il. Dès 1982, il commence à voler et l’histoire continue encore aujourd’hui. Il aura même l’occasion de voler « sur toutes les terres du monde ».

En 2000, il quitte l’armée et commence à travailler dans le civil. De 2000 à 2005, Thierry assure les liaisons entre l’île d’Yeu et le continent. « Je faisais du fret, des évacuations sanitaires, du transport de passagers, etc. Mon travail relevait du service public pour les habitants de l’île ».

En 2005, il arrive à Vannes et là une toute autre mission l’attend. Bien évidemment l’homme transporte toujours des passagers mais il travaille également avec les médias. Entre reportages avec des photographes locaux et émissions télé, l’homme a à son actif plusieurs dizaines de clichés légendaires et films d’exception. Son chef-d’oeuvre, comme il aime le dire, est le film Océans. « Nous avons tourné dans des conditions extrêmes ! » En effet, le pilote a collaboré à « la séquence tempête » qui fut tournée sur deux ans !

Ces collaborations avec les médias le font aller partout. Il est sur le départ des plus grandes courses nautiques (America’s Cup, La Solitaire du Figaro, etc.) et collabore régulièrement avec Thalassa et plus récemment sur la Semaine du Golfe avec France 3.

« En tant que pilote, nous devons aussi avoir un oeil, confie-t-il. Un oeil artistique et l’autre sur la sécurité, il faut toujours anticiper ! ». Pas de tout repos, pour le seul pilote de Vannes et sa région. « C’est un métier où on n’a pas le droit à l’erreur. Mais je suis ravi de faire ce boulot. » (...) Lire la suite sur ouestfrance.fr

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