Arnaud, pilote d’hélicoptère, entre air et mer

Mercredi 29 décembre 2010

Ce jeune Nazairien vient de recevoir son insigne de pilote d’hélicoptère dans la Marine. Son parcours montre qu’il ne l’a pas volé. Il vient d’être affecté à la base de Hyères.
Arnaud Ferrandi : « Je viens d'être macaronné. »Beau cadeau avant les fêtes pour Arnaud Ferrandi, nazairien de 27 ans, basé à Hyères (Var) depuis peu. Vendredi 10 décembre, il a reçu son macaron, deux ailes entourant une ancre, symboles du pilote d’hélicoptère dans la Marine. Mais contrairement à cette mignardise qui se déguste facilement à cette saison, l’obtenir n’a pas été du gâteau.
On dira même un parcours de battant. Après un bac S, il entre en classe préparatoire pendant trois ans. Reçu au difficile concours, il intègre l’École navale, pour la même durée. C’est l’équivalent d’une école d’ingénieur. Il y suit une formation scientifique, d’officier et de marin. « L’armée de l’Air, ce n’est pas l’esprit qui me convenait, c’est plus individualiste. Je préfère la Marine pour le travail en équipage. »

Un bestiaire d’hélicos
Puis il embarque sur le porte-hélicoptères Jeanne-d’Arc pendant 6 mois et navigue sur les océans Atlantique et Indien. Avec escales : « Ça permet d’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses ».

« Mon père travaillait aux Chantiers, mais ma vocation n’a rien à voir. » Que nenni ! Être originaire de Saint-Nazaire ne semble pas fortuit. Chantiers navals et aéronautique réunis en font un spot favorable à la naissance d’un futur marin du ciel. « Je me sens autant marin qu’aviateur. » Dès l’âge de 16 ans, il apprend à voler à l’aéro-club de la ville. Au cours de sa scolarité à l’École navale, il réussit les sélections en vol sur avion de voltige. Il peut prétendre à devenir pilote d’hélicoptère.

Direction Dax dans les Landes, pendant 18 mois, où il obtient son brevet de pilote professionnel d’hélicoptère. Puis il intègre l’École de spécialisation sur hélicoptères embarqués (ESHE) à Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Il apprend, pendant 9 mois, les spécificités du pilotage au-dessus de l’eau.

Il est finalement affecté à Hyères, avec pour missions, la lutte anti-piraterie et narcotrafic. « Je viens de faire mon premier vol sur Panther. » Il a piloté un véritable bestiaire d’hélicos : Gazelle, Fennec, Alouette, Panther et peut-être un jour Caïman, le nouveau de l’armée française.

Arnaud Ferrandi fait désormais partie de l’élite. Preuve en est, l’insigne déposée sur sa poitrine qui « symbolise l’excellence et la rareté » (extrait du discours de la remise du grade). « Il ne faut pas hésiter à se lancer dans l’aventure », conseille-t-il aux jeunes qui souhaitent tenter leur chance.
Sylvie Arnaud source

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