Le Groupement Hélicoptères Sécurité Civile aux Jeux Olympiques d’Albertville

Lundi 1er juin 1992

Une partie des machines (une Écureuil et deux Alouette III en arrière-plan) de la Sécurité civile sur la DZ de Frontenex - Photo DR GHSCDu 2 au 25 février 1992, le Groupement Hélicoptères de la Sécurité Civile a placé sous l’autorité du Préfet de la Savoie trois « Alouette III » et un « Écureuil » en vue de couvrir l’évènement des J.O. Ces appareils sont prévus pour effectuer toutes les éventuelles missions de secours, de police et de sécurité générale.

Découpage de la zone olympique en secteurs
• Secteurs Bourg-Saint-Maurice – Val d’Isère – Moutiers – Courchevel – Méribel
Secours assurés par les appareils de la Sécurité civile et de la Gendarmerie, stationnés à Courchevel et Méribel.
• Secteurs des Saisies et Albertville
Secours assurés par les appareils stationnés à Frontenex.

Répartition des activités
Pour la période du 8 au 14 février, les appareils Sécurité civile ont assuré les missions de secours en général, les secours routiers, les transports inter-hospitaliers et les évacuations à partir des pistes ne nécessitant pas une médicalisation.

Pour la période du 15 au 23 février, nos appareils ont assuré les interventions médicalisées sur pistes et hors domaine skiable ainsi que tous les autres secours en première alerte.

Infrastructures et équipages
Une Alouette III et ses équipages ont été stationnés dans les locaux du Secours Aérien Français à Courchevel.

Deux Alouette III et un Écureuil furent logés dans le hangar de l’Aéroclub d’Albertville à Frontenex.
De hauche à Droite : Marc Lafond (Mécanicien), René Romet (Pilote) et Francis Delafosse (Mécanicien) - Photo DR collection F. DelafosseLes équipages placés sous l’autorité d’un chef de détachement et son adjoint étaient composés de deux pilotes assurant la liaison avec le
P.C. Général d’Albertville et onze pilotes assurant la conduite des aéronefs en trois relèves successives.
Deux mécaniciens charges des problèmes de logistique et dix mécaniciens de bord-treuillistes.

Activité opérationnelle
Ce sont 93 missions pour 75 heures de vol qui constituèrent l’activité décomposée en :
• Secours sur domaine et hors domaine skiable (29 missions),
• Secours routiers (2 missions),
• Transport inter-hospitalier (3 missions sur Lyon et Chambéry).
Logo des Jeux Olympiques d'hiver 1992 d'Albertville
Trente-deux personnes furent secourues, a noter deux interventions ont eu lieu lors d’accidents ayant entraîné la mort de deux personnes
(avalanche et collision entre skieur et engin de damage).
Ont également été effectuées 59 missions de transport de personnalités, reconnaissance et sécurité générale, vols techniques et liaisons diverses. Source : Magazine Dragon n°1 AGHSC


Complément d’information
Après avoir reçu le Pape en 1986, arrivé à Lyon en hélicoptère sur la base du 5e GHL (Groupement d’hélicoptères légers), les quarante pilotes de Lyon-Corbas se préparent à un deuxième événement d’envergure mondiale. Le ministère de la Défense a en effet signé une convention avec le Cojo (Comités d’Organisation des Jeux Olympiques) intéressé par l’équipage spécialiste des vols en haute montagne. Du 2 au 25 février 1992, le régiment fournira les moyens aériens en hélicoptères non armés pour les Jeux Olympiques devant se dérouler à Albertville et en Savoie. Alouette 3 AHC en dépose patin - 5e Groupement d'hélicoptères légers de Lyon-Corbas - Photo DR Source numelyo.bm-lyon.fr A savoir dix Alouette 3 et six Alouette 2 pour le transport de personnalités, le renfort pour le secours en montagne, ainsi que l’installation de relais radio et de dispositifs de sécurité. Et quelques Puma pour le transport de matériel lourd - le carburant pour les unités basées sur les crêtes autour de la Maurienne par exemple - et capables de partir sur le champ pour parer à toute catastrophe. Cette unité retenue par le Cojo pour sa situation à proximité des huit zones olympiques comprend deux escadrilles à Lyon-Corbas (le "noyau dur") et Gap ainsi que deux détachements à Ajaccio et au Luc en Provence. Source : "L’armée s’envole pour les J.O." / Lucie Bourmaud in Lyon Figaro, 19 décembre 1991, p.1-3. Source

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