« Les Guyanais verront rapidement voler l’hélicoptère »

Mercredi 22 janvier 2014

Présent en Guyane la semaine dernière, Thierry Laurent est le chef des hélicoptères de la sécurité civile. Il explique le fonctionnement du futur appareil.

Quand l’hélicoptère arrivera-t-il ?
Dans les délais fixés par le président de la République, à savoir à la fin du premier trimestre de cette année.

Combien de personnes seront affectées à l’appareil ?
Sept personnels : trois pilotes et quatre mécaniciens opérateurs de bord. Ces derniers assistent le pilote, manipulent le treuil et s’occupent des passagers à bord.

Quel est le budget alloué au fonctionnement de l’appareil en Guyane ?
Ce sont environ 600 heures de vol par an. Les dépenses en carburant suivront.

Où sera-t-il stationné ?
Il sera basé à Félix-Éboué, dans la partie civile de l’aéroport, dans une zone nouvelle, à côté des pompiers de l’aéroport.

Un bâtiment est-il prévu ?
On a fait le choix d’un hangar à structure métallique et recouvert de textile. Il sera climatisé. Les locaux seront des bâtiments modulaires dans l’attente d’une base en dur qui sera construite à moyen terme.
Moyen terme, ça veut dire le temps de débloquer les crédits et de lancer les appels d’offres. Mais attention ! Ces locaux provisoires ne signifient pas un fonctionnement en mode dégradé.

Comment se passera le déclenchement de l’appareil sur les missions ? Qui décidera ?
Les pompiers, le Samu, le Cross (sauvetage en mer) et la DGAC (direction de l’aviation civile) seront habilités à déclencher l’hélicoptère. Mais ce sera toujours sous l’autorité du préfet.

Y a-t-il un risque qu’une mission soit refusée ?
Elle pourra l’être pour des problèmes techniques (appareil est en panne ou météorologiques uniquement). L’appréciation ultime est laissée à la commande de bord concernant ces deux aspects. Mais son appréciation ne portera pas sur l’utilité de la mission.

Le plafond nuageux est souvent très bas en Guyane. Cela risque-t-il de réduire les possibilités de vols ?
Tous nos pilotes sont qualifiés au vol aux instruments (quand la visibilité est mauvaise). Ils ont également tous l’habilitation de vol avec les jumelles de vision nocturne. Il faut savoir que cela concerne 20% de nos missions. Enfin, l’hélicoptère est doté de flottabilité. Cela ne veut pas dire qu’il peut se poser sur l’eau et redécoller. Mais en cas d’urgence, il pourra amerrir et le personnel aura le temps d’évacuer l’appareil avant qu’il ne coule.

Le rayon d’action de l’hélicoptère sera-t-il adapté au département ?
Avec du matériel et du personnel, sa portée est de 600 km sans ravitaillement. Ça permet de couvrir l’ensemble de la Guyane s’il y a un passage au retour sur un des aérodromes pour faire le plein en carburant.

L’appareil est doté d’un treuil. Les pompiers sont-ils formés à son utilisation ?
On va organiser des formations avec le Sdis (service départemental d’incendie et de secours). Nous, nous ne ferons que le vecteur. On s’appuiera sur des secouristes et des médecins locaux. À terme, entre dix et vingt pompiers seront formés.

Ce qui signifie qu’il ne sera pas opérationnel tout de suite à son arrivée...
Il y aura effectivement un décalage entre l’arrivée de l’hélicoptère et son engagement sur des missions. Car il faut que le personnel soit formé à son nouvel environnement, rencontre les interlocuteurs, etc. Et puis il faut former les personnels locaux. Il faut compter entre un mois et un mois et demi pour que tous soient pleinement opérationnels. Mais les Guyanais verront rapidement voler l’hélicoptère lors des phases d’entraînement, qui sont très importantes.

L’hélico aux couleurs bleu-blanc-rouge, et pas rouge et jaune... c’est définitif ?
Oui, ce sera le cas. (...) Lire la suite sur franceguyane.fr

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