La Sécurité civile en action avec Dragon 25

Jeudi 1er février 2007

La rédaction de C’est à dire a été autorisée à suivre un exercice d’en- traînement de la Sécurité civile. Embarquement à La Vèze à bord de l’hélicoptère EC 145, le fameux Dragon 25. Destination : les Rousses.
Ciel limpide. Vue dégagée jusqu’aux Alpes. L’EC 145, l’hélicoptère jaune et rouge de la Sécurité civile est en vol stationnaire à l’aplomb des falaises qui dominent la station de ski des Rousses. L'équipage aux commandes de l'EC 145 Dragon 25 - Photo c-a-d.fr Aux commandes de l’appareil, Hervé Labous, 47 ans. Cet ancien pilote militaire a rejoint le corps de la Sécurité civile après avoir passé cinq ans dans l’armée (dans ce métier, 98 % des personnels navigants suivent ce parcours).
Depuis 2002, il commande la base de La Vèze où est stationné l’hélicoptère qui intervient partout en Franche-Comté pour des missions de secours. Concentré sur ses commandes, il doit maintenir le plus stable possible ce petit bijou de technologie (6 millions d’euros), dont le tableau de bord “est aussi efficace que celui d’un Airbus. C’est une chance dans la vie d’un pilote d’être aux commandes d’une telle machine qui nécessite une formation exigeante” estime Hervé Labous.
Ce samedi, l’opération à laquelle il participe lui demande rigueur et précision dans la gestion de la machine. Il n’est pas seul. À ses côtés, assis sur le bord de l’EC 145, les deux pieds posés sur une margelle, et la tête avancée vers le vide, son coéquipier, le mécanicien opérateur de bord Éric Idatte, 44 ans. Il est passé par la base de Grenoble avant d’atterrir à La Vèze en 2002. Ce garçon est rompu aux missions de secours en montagne. Pour autant, dans ce métier, la routine n’a pas sa place, surtout lorsqu’on gère le treuil par lequel sont héliportées les équipes de secours dans des endroits escarpés pour enlever les victimes à leur mauvais sort. Sont pendus trente mètres plus bas, au bout du câble capable de supporter une charge de 270 kg, Christophe Gudfin, chef du groupe de secours en montagne et milieu périlleux du Jura (G.S.M.P.) et un de ses équipiers. Ils seront déposés à l’endroit précis où se trouve la victime, grâce aux renseignements fournis au pilote par le mécanicien qui analyse la situation au sol. En cour de treuillage - Photo c-a-d.frChacun à l’œil sur ce que fait l’autre” explique Éric Idatte. Il ajoute : “La précision s’obtient en donnant des indications et des souhaits au pilote qui tient le stationnaire et qui ne voit pas ce qui se passe en dessous.” Hervé Labous complète : “Notre souci est d’assurer une sécurité permanente en vol.” Qu’il s’agisse d’une mission opérationnelle ou d’un entraînement (les exercices sont fréquents et obligatoires) comme c’est le cas ce jour-là aux Rousses, le respect des règles est le même.
L’hélicoptère a décollé de La Vèze le matin à 9 h 30. Les deux hommes savaient qu’ils devaient partir dans le Jura pour un exercice de treuillage. Mais comme pour une intervention réelle, ils ne savaient pas où exactement, ni pour quelles raisons. (...) Lire la suite sur c-a-d.fr

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