Quimper. Il y a 50 ans, Lucien Labous a été le premier chef de base de la Sécurité civile

Vendredi 18 octobre 2013

À 82 ans, Lucien Labous a été le premier chef de base de la Sécurité civile à À 82 ans, Lucien Labous a été le premier chef de base de la Sécurité civile à l'aéroport de Pluguffan. Ici, à bord de l'Alouette II F-ZBAN (équipée de son treuil de 25 m) de la Protection civile - Photo DRl’aéroport de Pluguffan (Finistère). Pour les 50 ans de la base, qui seront fêtés samedi, il plonge dans ses souvenirs.
Le 1er juillet 1963, Lucien Labous, alors âgé de 32 ans, est promu chef de la toute nouvelle base de la Sécurité civile dans le Finistère, installée à Pluguffan. Elle devient la cinquième base créée sur les 23 que compte aujourd’hui le groupement d’hélicoptères.

Et il se souvient encore très bien de sa première mission. « Nous venions d’être appelés pour Nividic, le phare situé au large de la pointe de Pern, à l’ouest de l’île d’Ouessant. À l’époque, la Sécurité civile ne ravitaillait pas les phares. Mais là, nous devions transporter un technicien des phares et balises sur zone. Il devait changer une lampe. Phare de Nividic - Photo DRNous nous posions sur le haut du phare sans couper le moteur. Quarante-cinq minutes après, on revenait le chercher. C’était mon premier vol opérationnel et je ne m’étais jamais posé sur un phare ! ».

Lucien Labous a exercé cette première mission avec la peur au ventre. « De toute façon, nous n’avions pas le choix. Dans ce cas-là, on ne ferme surtout pas les yeux et on stationne assez haut. »

Les vols « coqueluche »
Le ciel du Finistère, cet amoureux des hélicoptères le connaît par cœur. « On ne vole jamais très haut donc on a le temps d’apprécier le paysage. » Justement, les vols en hauteur étaient réservés à une mission particulière, les vols pour soigner la coqueluche. L'Alouette 2 F-ZBAN Protection civile (Dragon 29), équipée de sa flottabilité, posée sur la petite DZ du phare de Nividic - Photo DR « Nous pouvions soigner les enfants atteints par cette maladie longue nommée la « toux des cent jours », lors d’un passage en altitude, à au moins 2 500 mètres. »

À bord d’une Alouette II, le secouriste des airs se faufilait partout. Mais aujourd’hui, il est bien loin le temps où la personne secourue était prise en charge à l’extérieur de l’hélicoptère. « Aujourd’hui, je serais incapable de voler sur Dragon 29. C’est un bijou technologique. Je suis monté une seule fois dedans. Je laisse ça aux nouveaux professionnels. » Source.

- Cliquez ici pour voir l’Alouette 2 F-ZBAN Dragon 29 en vol.

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