L’été, les hélicos font leur chassé-croisé

Lundi 19 août 2013

En ce moment, Dragon 64 est à Gavarnie et Choucas 65 assure les secours, chez nous, depuis Tarbes. Pourquoi ?
Les routes n’ont pas l’apanage du chassé-croisé estival. Dans le ciel aussi, ça se bouscule pour les secours en montagne. L’hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 64, d’ordinaire basé à Pau-Uzein et dévolu aux missions sur le massif béarnais et souletin, quitte notre département, une semaine sur deux, de mi-juin à mi-septembre, pour se poser à Gavarnie et assurer les secours chez nos voisins aut-pyrénéens.

Pendant ce temps, les Pyrénées-Atlantiques sont couverts par Choucas 65, un appareil du détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes, qui a multiplié les interventions ces derniers jours. Vendredi encore, il était mobilisé avec une équipe du PGHM (1) d’Oloron pour dégager une randonneuse victime d’un malaise des gorges d’Holtzarte, en Soule, et la transporter à l’hôpital d’Oloron.

Une organisation pouvant paraître complexe et guère logique au profane.

La Cour des comptes tousse
Le dispositif ne date pourtant pas d’hier mais de 1965, année de la création du détachement de Gavarnie, avec pour objectif de répondre à la forte fréquentation touristique de ce secteur.

Près de quarante ans plus tard, à une époque marquée par la rationalisation des moyens, il a néanmoins fait tousser la Cour des comptes, dans son rapport consacré à l’organisation du secours en montagne, publié en septembre dernier.

« Le détachement saisonnier à Gavarnie de l’hélicoptère de la Sécurité civile entraîne des difficultés et allonge, dans certaines périodes, le délai d’intervention. Le préfet (des Pyrénées-Atlantiques, NDLR) a écrit à diverses reprises à la DGSCGC (2) pour obtenir l’affectation à temps complet d’un appareil, mais ne l’a pas obtenue.

L’intervention pour les Pyrénées-Atlantiques de la gendarmerie de Tarbes a pour conséquence un allongement des délais d’intervention (Tarbes-Pau : 17 min de vol) », indiquait, voilà quelques mois, la Haute juridiction qui rappelait dans son rapport le coût moyen d’une heure de vol : autour de 3 600 euros.

En mars 2012, le préfet des Pyrénées-Atlantiques avait d’ailleurs demandé à la Sécurité civile l’affectation d’un deuxième appareil pour la période estivale, évoquant une dégradation de la couverture des secteurs Ossau, Aspe et Pays basque, les semaines d’absence de Dragon 64.

Des avantages aussi
« Alors que la machine était affectée, suite à des discussions entre les deux directeurs généraux de la Sécurité civile et de la gendarmerie, le dispositif a été annulé et nous sommes revenus à un statu quo », explique Patrick Claquin, le chef de la base de Pau-Uzein.

Le chassé-croisé vieux de quarante printemps reste donc de mise.

Et n’a pas que des défauts, selon les professionnels du domaine. « Cela nous permet de connaître parfaitement l’ensemble du massif pyrénéen sur lequel nous pouvons être appelés à intervenir le reste de l’année ». (...) Lire la suite sur sudouest.fr

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