La SAG : ces gendarmes d’en haut

Mardi 13 août 2013

Les Martiniquais le voient régulièrement les survoler au-dessus de leurs têtes, lors de ses diverses missions. Reportage à bord de « Griffon » 972, l’hélicoptère de la gendarmerie.
David Macabre, l'un des quatre mécaniciens de la SAG, le seul spécialisé avionique, occupe ici la fonction d'opérateur caméra le temps du vol - Photo GendarmerieSur l’écran vidéo, le coureur cycliste apparaît en gros plan, légèrement flouté. David Macabre, casque sur la tête, micro collé à la bouche et joystick en main, tente de le suivre pas à pas en bougeant sa manette, sans lâcher l’écran des yeux. Pas toujours facile, surtout quand le pilote, à l’avant de l’appareil, manoeuvre dans le sens opposé. « Les cyclistes sont à 1 heure » , indique d’ailleurs ce dernier, Benoît Carrez, dans son micro. Un rapide coup d’oeil à travers les fenêtres de l’hélicoptère permet de repérer le peloton à 180° derrière l’appareil. L’oeil nu ne distingue que de minuscules points mobiles. « C’est trompeur, grâce au zoom de la caméra, on a l’impression qu’ils sont tout prêts » , confirme David, le mécanicien de bord.
En avril dernier, la Section Aérienne de la Gendarmerie (SAG) de Fort-de-France, qui compte neuf personnels, a récupéré cet outil très sophistiqué (lire par ailleurs) en même temps que son nouvel aéronef. « Griffon », le nom de l’hélicoptère de la gendarmerie, est désormais capable de transporter jusqu’à 2 tonnes 250, contre 2,1 tonnes précédemment. Cette machine bleue que les Martiniquais aperçoivent régulièrement au-dessus de leur tête remplit quotidiennement différentes missions : administrative, judiciaire, militaire et de secours.
Ce matin-là, le pilote et son mécanicien navigant sont chargés de la surveillance du tour cycliste de la Martinique, parti un peu plus tôt de Sainte-Marie. Des airs, les yeux des gendarmes, grandement aidés par la précision de la caméra, représentent un atout considérable pour les équipes au sol.
Dernièrement, l’aéronef et son équipage ont ainsi pu localiser un octogénaire de 80 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer et perdu au milieu de la végétation du Vert-Pré.

« PEUR À CELUI QUI EST EN-DESSOUS »
Si les missions de secours se révèlent moins nombreuses depuis l’arrivée à la Martinique de l’hélicoptère de la Sécurité civile, « elles n’en restent pas moins importantes à nos yeux » , soutient l’adjudant Benoît Carrez, pilote d’hélicoptère à la SAG. « L’évacuation sanitaire, outre son caractère « noble » , nous permet aussi d’entrer en contact avec la population » . Soit en se posant au sol, soit en hélitreuillant des victimes pour les acheminer à l’hôpital.
Ce qui n’est pas si courant. Car, dans la majeure partie de ses interventions (surveillance générale, sécurité routière ou lutte contre la délinquance), la SAG n’atterrit que pour rentrer à la base.
« Concernant l’activité judiciaire, notre coeur de métier, nos quatre fers de lance reposent sur les débarquements de drogue, les vols à main armée, les cambriolages et les homicides. On participe également aux opérations d’interpellation en soutien des hommes à terre. (...) Lire la suite sur martinique.franceantilles.fr

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