Un hélico à l’essai pour trois mois à l’hôpital - La Roche-sur-Yon

Samedi 13 juillet 2013

Un hélicoptère, dédié aux urgences Samu et Smur, est basé jusqu’au 10 octobre au centre hospitalier. Il va assurer la sécurité en Vendée pendant la saison touristique. Un bilan sera ensuite tiré.
Une équipe du Samu débarque de l'EC 135 P2 F-HORG, dédié cet été à la Vendée et rattaché à l'hélistation de l'hôpital de La Roche-sur-Yon - Photo ouest-france.frDepuis un peu plus d’un an, l’hôpital de La Roche-sur-Yon dispose, sur le toit du bâtiment T, au dixième étage, d’une hélistation. C’est le seul établissement hospitalier en Vendée où un hélicoptère peut se poser, de jour comme de nuit, pour des urgences. « En moyenne, nous avons un mouvement tous les deux jours, et ça va en augmentant », explique Philippe Fradin, chef du pôle Samu, Smur, urgences. La plate-forme accueille en alternance le « bourdon » jaune du CHU de Nantes et le « Dragon » de La Rochelle.

Depuis le 11 juillet, le CHD yonnais a, désormais, à sa disposition un hélicoptère attaché aux urgences sur toute la Vendée. L’agence régionale de santé (ARS) a donné son feu vert pour une expérimentation jusqu’au 10 octobre : « À l’issue de ces trois mois, on regardera si cet hélicoptère dédié correspond bien aux besoins », ajoute Philippe Fradin. Il s’agit d’un appareil rouge et jaune, de type EC 135 (Eurocopter), géré par la société INAER France, basée au Canet-les-Maures, dans le Var. Outre le pilote et la victime, l’engin peut embarquer une équipe de trois personnes, un médecin, un infirmier et un ambulancier. Sur le plan médical, il est équipé comme une ambulance.

Période estivale « chaude »
La période d’essai, ce n’est pas un hasard, débute avec la saison touristique : « Pendant cette période, la population vendéenne de 630 000 habitants double pratiquement », rappelle Antoine Chéreau, président du conseil d’administration du centre hospitalier départemental. L’objectif est de réduire une intervention d’urgence à une demi-heure et ce, dans tout le département. C’est nécessaire quand la circulation touristique ralentit les ambulances sur la route. C’est aussi souhaitable dans ce qu’on appelle les « zones blanches ». Envoyer un hélico permet de ne pas dégarnir les équipes de Smur sur place et donc d’assurer la continuité de la sécurité sanitaire et des urgences partout. C’est particulièrement pertinent pour des secteurs comme Pouzauges, Les Herbiers, La Tranche-sur-Mer, L’Aiguillon-sur-Mer et Noirmoutier. En période estivale « chaude », il faut quarante minutes au centre de Challans pour se rendre sur l’île. L’EC 135 a rempli sa première mission dès son arrivée en Vendée en allant secourir un enfant dans un camping de Saint-Jean-de-Monts.

Baptisée Hélismur, la nouvelle ambulance aérienne a, pour le moment, besoin de lieux éclairés pour pouvoir atterrir et décoller la nuit. Il y a en a suffisamment (stades, etc.) pour que la Vendée soit bien couverte. Dans un deuxième temps, il est prévu que le pilote de l’hélico dispose de jumelles de vision nocturne. (...) Lire la suite sur ouest-france.fr

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