L’hélicoptère d’assaut "Le Caïman" en démonstration dans le ciel brignolais

Mardi 23 avril 2013

Démonstration de force, jeudi matin, avec dans les airs, l’hélicoptère d’assaut et de manœuvre le plus moderne de la flotte française. Accompagné, pour l’occasion, de son ange gardien, le Tigre
Le Caïman, le dernier appareil de l'armée française. Certainement le plus sophistiqué - Photo varmatin.comEmbarqué dans une grosse boîte de sardines high-tech, entouré de huit robocops surarmés. Pas de quoi faire le fier-à-bras.

Il est dix heures, jeudi, et le dernier phénomène de l’armée de l’air et de la Marine prend son envol. Le Caïman, hélicoptère d’assaut et de manœuvre, dernier cri de la technologie aéronautique, est en démonstration.

C’est parti ! Nos mains se cramponnent machinalement sur le siège anti-crash. Les immenses pales de l’engin tournoient dans un bruit assourdissant.

Une odeur de kerozène monte. On leste son cœur dans l’espoir qu’il ne lâche pas en vol. Le NH 90, baptisé Caïman décolle à la verticale. Presque en douceur. Très vite, il rejoint le Puma, son aîné de 40 ans qu’il doit remplacer dans le dispositif militaire français.

Accompagné aussi de son hélico ange gardien, le Tigre, ils effectuent un balai aérien, préparé et discuté longuement lors du briefing. Les oiseaux d’acier simulent une attaque. Un tir de missile ennemi.

« Trois, deux, un… ». Dans mon casque audio, les pilotes se coordonnent. « ...Break ! »

Un coup sec, je me retrouve projeté en arrière, scotché dans mon siège… le bien nommé « anti-crash ». Les soldats, à l’arrière de l’hélico, restent de marbre. Le Caïmanpenche rapidement sur la droite. En simultané, quelques dizaines de mètres plus loin, le Tigre exécute avec autant de facilité le mouvement, de l’autre côté. Missile évité !

« La machine la plus moderne »
Débarquement des commandos au sol, simulation d’attaque et de défense à 600 mètres d’altitude, l’armée réalise ses gammes, avec sa nouvelle génération d’appareils et de matériels. Et prépare la guerre de demain. Une première. Jamais encore Tigre, Felin (ce sont les Fantassins à équipement et liaisons intégrés) et Caïman n’avaient servi ensemble.

« Avec toute cette technologie, on se croirait dans Star Wars », lâche derrière son casque de dernière génération notre pilote du jour, le capitaine Laurent Soriano. Ce chef de la brigade de formation opérationnelle compte une cinquantaine d’heures de vol avec la « bête ». «  Il n’y a pas plus moderne que le Caïman. C’est une machine extraordinaire. On va plus vite, plus haut, plus longtemps, avec plus de monde. Nous allons pouvoir déposer et extirper nos commandos au-delà des limites. »

Notamment la nuit et lors de mauvaises conditions climatiques avec le radar météorologique (Weather Radar) et son sonar (Obstacle Warning System) qui détecte les obstacles.

Pas besoin de les activer aujourd’hui. Le ciel est sans nuage. Parfait pour réussir la mission : débarquer les commandos sur une plaine ciblée entre Bagnols-en-Fôret et Saint-Paul-en-Forêt. En quelques secondes, les Felins’extirpent de la queue du Caïman, sous le regard protecteur et menaçant du Tigre. Scène surréaliste pour les badauds qui circulent dans l’Estérel. Même des policiers municipaux s’arrêtent filmer la scène avec leur portable. Ils ne s’y trompent pas. (...) Lire la suite sur varmatin.com

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