Airplus. La TPE investit 1,2 million d’euros

Vendredi 6 juillet 2012

Retenue par les pompiers des Pyrénées-Orientales pour participer à la lutte contre les incendies, Airplus Hélicoptères acquiert et équipe un nouvel appareil.
Une des machines de Airplus Hélicoptères - Photo lejournaldesentreprises.comLorsqu’on lui demande comment lui est venue l’idée de monter sa société de transport par hélicoptère, Alain Amouyal marque un temps d’arrêt. Certes, il a toujours été fasciné par cette machine, qu’il a appris à piloter à titre privé en 2005, mais de là à en faire son métier... Après avoir cédé, fin 2009, l’entreprise Adam Marquages, qu’il avait créée à l’âge de 23 ans, il dit s’être accordé « un peu de repos ». Mais l’homme n’est pas de nature à rester inactif et, au gré de rencontres professionnelles, il noue un partenariat avec Ixair, spécialiste en aviation d’affaires, dont il commercialise l’offre sur tout le Sud de la France. En 2011, il achète son premier hélicoptère - un Écureuil- dans l’optique de créer sa propre société, convaincu quele potentiel va au-delà de l’aviation d’affaires. En neuf mois d’exploitation, Airplus Hélicoptères dégage 800.000 euros de revenu grâce à des prestations de transport de personnes mais aussi de travail aérien. Lors de l’édition 2011 de Vinexpo, il assure par exemple des liaisons entre les vignobles et le salon pour le compte de grands industriels du vin. « C’est une formule qui leur permet de gagner du temps à un tarif raisonnable, donc cela sera reconduit en 2013 », annonce Alain Amouyal. L’été dernier, Airplus est également sollicitée pour remplacer les moyens de communication de la gendarmerie dans les Pyrénées. Dans un tout autre domaine, la société organisatrice du championnat du monde des rallyes (WRC) lui confie la réalisation de films de courses et ASO (Amaury Sport Organisation) fait appel à elle pour le transport de VIP sur le Tour de France 2012.

Une formation avec la Sécurité Civile
Assez saisonnière, l’activité d’Airplus a un peu ralenti cet hiver mais Alain Amouyal se dit confiant pour l’exercice 2012, marqué par la signature de deux nouveaux contrats significatifs. « Nous débutons une collaboration avec une société suisse qui a mis au point un procédé laser nous permettant de réaliser des relevés topographiques pour EDF. Le contrat court sur quatre ans et la première missions’est faite le mois dernier, entre Bordeaux, Montpellier, Perpignan et Biarritz », déclare le dirigeant. En parallèle, Airplus vient de décrocher un marché, pour trois ans, avec le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Pyrénées-Orientales pour lutter contre les incendies. Entre l’achat d’un nouvel Écureuil B3 et son équipement spécifique, la TPE s’apprête ainsi à investir 1,2 million d’euros. « Nous sommes quatre pilotes, tous formés par la Sécurité Civile, à pouvoir intervenir pendant la saison qui démarre », précise Alain Amouyal.

Un potentiel encore inexploité en Midi-Pyrénées
Au-delà de ce contrat, le dirigeant voit cet investissement comme un pari sur l’avenir qui est en train de se jouer du côté de Francazal. « À partir de septembre-octobre, nous pensons y baser en permanence l’un de nos deux appareils, pour limiter les déplacements à vide entre Toulouse et notre hangar de Bordeaux et ainsi baisser nos coûts tout en étant plus réactifs. » Si l’implantation de studios de cinéma venait à se concrétiser, de nouvelles opportunités d’affaires se profileraient évidemment pour Airplus. (...) Lire la suite sur lejournaldesentreprises.com

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