Que reste-t-il du reportage de “Missions d’urgence” sur le PGHM de Chamonix ?

Mardi 30 octobre 2012

L’hélicoptère s’incline à gauche. En contrebas, une barre de sérac hostile et en voix off, le commentaire : “Les secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix volent au secours des imprudents de la montagne”.

Les “imprudents” décrits par le commentateur du magazine de France 3, “Missions d’urgence”, sont skieurs ou alpinistes aguerris, trailers à l’entraînement et même guides… Leur seul tort aura été de se trouver en difficulté au moment du passage des caméras du réalisateur Nicolas Moscara.

Après ce reportage très esthétique au niveau des images, mais aux images très chocs en terme de cadavres, nous avons souhaité recueillir quelques avis sur le sujet.

Le Général Ridao, patron de la gendarmerie Rhône-Alpes et président de la commission montagne
« Pour nous, ce reportage est très positif, notamment pour montrer la logique intégrée des actions mises en œuvre par des pelotons spécialisés comme les pelotons de gendarmerie de haute montagne ou de montagne. Et qui plus est, il livre aux téléspectateurs des images exceptionnelles. »

Le Lieutenant-colonel Agresti, commandant du Cnisag à Chamonix
« En interne bien évidemment, le reportage a été très apprécié car il montre pour la première fois ce qu’est notre métier. Je mets pourtant un bémol. Le choix des missions est un peu morbide. Mais heureusement, ce côté-là est pondéré par la beauté de la montagne, qui l’emporte selon moi. »

Eric Favret, le président de la Compagnie des guides de Chamonix
« Ils sont allés trop loin. Autant la partie hiver est bien traitée, autant l’été est trop cru, trop brutal. Ça ne représente pas ce que vivent les milliers de personnes qui vont en montagne chaque année. Et puis, en tant que professionnel, je me demande comment on va pouvoir vendre la montagne après un tel reportage… » (...) Lire la suite sur ledauphine.com

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