L’homme orange volera au-dessus de la Martinique

Dimanche 12 août 2012

Denis Vuillemin quitte la base de la sécurité civile de Pluguffan pour la Martinique où il prend la tête de la nouvelle base avec Dragon 972. rencontre
Portrait
Denis Vuillemin devant Dragon 29 quitte la base de la sécurité civile de Pluguffan pour la Martinique et Dragon 972 - Photo Ouest-FranceSe raconter ? Denis Vuillemin n’est pas fan. Mais parlez-lui d’hélicoptère et de sa nouvelle mission sur l’île et son oeil s’éclaire.

Il a commencé sa carrière dans l’ALAT (Aviation Légère de l’armée de Terre) comme pilote d’hélicoptère avant de rejoindre en 2004 la sécurité civile : « Une envie d’être en hélicoptère qui s’est concrétisée à l’âge de 21 ans. »

Dans sa combinaison orange, il avait jusqu’à vendredi la casquette de pilote à Pluguffan, responsable de l’instruction pour les bases Manche-Atlantique. À la « Matinik » (en créole), Denis est chargé de créer et gérer une nouvelle base de la sécurité civile avec Dragon 972. « La base militaire a été transférée en Guyane. C’est une question de redéploiement des missions de l’État ».

Très cher loyer
Sur l’île découverte par Christophe Colomb en juin 1502, Denis commandera un équipage de trois pilotes et de trois mécaniciens, « sur un secteur allant de la Martinique à la moitié de la Dominique et l’île Sainte-Lucie : un relief à la fois montagneux et maritime ».

Mais tout quitter du jour au lendemain n’est pas une chose simple. « On se pose des questions sur un plan professionnel et personnel, mais mon épouse est Martiniquaise : elle va retrouver sa famille. » Et les enfants ? « Ce n’est pas facile pour eux non plus. Les adieux sont douloureux. Mais bon, il fait tout de même 32 ° là-bas ».

La famille a loué une maison à Ducos, ville située à quelques kilomètres de l’aéroport Aimé-Césaire. « Les loyers sont très chers en Martinique, presque deux fois plus qu’en Bretagne ». Mais il l’avoue : « On ne part pas pour l’argent mais pour un cadre de vie et pour mon travail passionnant ».

Avec émotion, il dit aujourd’hui au revoir à ses collègues, notamment à « Philippe Joly, Loïc Caron, Laurent Puech, Franck Chorlay et les autres. » Maël FABRE source

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