Un Écureuil pour surveiller les lignes électriques

Mardi 28 août 2012

Depuis hier matin, un hélicoptère survole les lignes haute et moyenne tension du Nord-Isère pour surveiller le réseau et garantir l'approvisionnement de l'électricité. Une mission prioritaire menée chaque année par RTE.« Depuis notre dernier passage, l’an passé, cette touffe de frênes a bien poussé. Il va falloir programmer un élagage ». Depuis le cockpit de l’Écureuil, frôlant câbles et pylônes, Bernard Mousnier, coordinateur environnement du groupe d’exploitation transport lyonnais de RTE, a l’œil affûté.

Et pour mieux apprécier l’ampleur qu’ont pris ces frênes, il demande à son pilote Bruno Decelle, de s’approcher un peu plus : vol stationnaire, passage sous les câbles de 63 000 volts. Des manœuvres spectaculaires qui attirent l’attention de paysagistes œuvrant au sol.

Depuis hier matin, une équipe aéronautique de RTE Rhône-Alpes/Auvergne mène une campagne de surveillance sur les lignes haute et moyenne tension du Nord-Isère.

Garantir l’approvisionnement de l’électricité

« Surveiller le réseau consiste à garantir l’approvisionnement de l’électricité. Il s’agit, pour RTE, d’une mission prioritaire », détaille Roland Pointet, directeur du groupe exploitation transport lyonnais RTE. Et pour remplir cette mission, RTE dispose de différents moyens dont celui aérien. « Une fois par an, toutes les lignes moyenne et haute tension sont visitées, soit 4 200 kilomètres de lignes 400 000, 225 000 et 63 000 volts traversant le Rhône, l’Ain, le Nord-Isère et le sud Jura ».

En France, neuf hélicoptères RTE survolent les lignes. L’un est basé à Albertville. À ses manettes, Bruno Decelle, qui affiche plus de 27 000 heures de vol à son compteur. C’est le pilote le plus expérimenté d’Europe.

« C’est un travail d’équipe, une confiance mutuelle avec mon mécanicien, avec les lignards. C’est indispensable pour voler avec sérénité, efficacité et sécurité », livre avec modestie le pilote.

À l’arrière de l’Écureuil, Jean-Christophe Leder, contremaître lignes, a le regard braqué sur les pylônes, les câbles. Sa mission à lui : détecter d’éventuels défauts. « La foudre, la neige et le givre viennent user, endommager le matériel ». Et très rapidement, le technicien repère un câble endommagé. « Il s’agit du câble de garde, qui fait office de pare foudre et qui protège les câbles conducteurs. L’un des brins a été sectionné, probablement par la foudre ».

Un peu plus loin, c’est une “assiette” d’un isolateur qui a été brisée et qui manque donc. Puis c’est une tâche blanche qui attire l’œil du technicien. Une approche permet finalement de l’identifier : une plume d’oiseau. L’hélicoptère peut poursuivre son ballet.

Au fil du vol, toutes les données sont consignées sur la base informatique de RTE par Thomas Prévot, contremaître environnement. Sur son écran, la carte défile. « Tous les pylônes sont numérotés, chaque anomalie constatée est inventoriée, détaillée. Lors de la création d’une ligne, tous les arbres, leur essence, sont répertoriés dans notre base Giv (Gestion informatisée de la végétation). En fonction de l’essence, on calcule la croissance des arbres. Et tous les 12 ans, cette base est entièrement refondée. Après vérification sur le terrain, on planifie les coupes nécessaires, ls interventions de réparations ».

Jusqu’à la fin de la semaine, les pales de l’Écureuil vont fouetter l’air nord-isérois. « Nous effectuons le maximum pour ne pas perturber les habitants, les animaux. (...) Lire la suite sur ledauphine.com

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