Un simulateur pour voler dans les pires conditions

Samedi 16 juin 2012

Devant ses équipes et de nombreux acteurs de la sécurité civile, Christophe Rosset a présenté ce simulateur, au cœur duquel a été installé le cockpit d'un hélicoptère. Ici, un atterrissage tranquille à Marseille Marignane - Photo Serge BUTTARDUn atterrissage en pleine tempête de neige à Marseille, une intervention héliportée sur une plateforme pétrolière, c’est possible, en direct de Tournon, au cœur de la Haute-Combe de Savoie. Le groupe savoyard Saf (Secours aérien français) vient d’y ouvrir un centre de formation avec simulateur de vol en hélicoptère. Un investissement de plus de 5 millions d’euros dont 3,6 pour le seul simulateur.

Un “jouet” extraordinaire pour les 54 pilotes du groupe qu’inaugurait, hier, Christophe Rosset, le PDG, au côté de Jean-Jacques Guittard, PDG de Thales training et simulation, concepteur du simulateur.

Même si le centre ouvre ses portes aux pilotes professionnels extérieurs dès 2013, la vocation de ce simulateur est prioritairement de former les équipes du Saf. « Nous n’avons pas pensé profit mais sécurité », assure Christophe Rosset, qui voit en ce simulateur l’opportunité d’augmenter le nombre d’heures d’entraînement de ses pilotes mais aussi de les former à des conditions de vol extrêmes qui ne pourraient pas être créées dans un vrai appareil à moins de prendre de trop gros risques.

Coupez les moteurs !
Ici tous les scénarios catastrophes sont possibles. L’instructeur, assis derrière le cockpit où sont installés les stagiaires, peut même couper totalement les moteurs. Ce qui est assez déconseillé lors d’un vrai vol !

Ce simulateur a été équipé d’un hélicoptère EC135, habituellement utilisé par le Saf, mais aussi la gendarmerie, les douanes… Mais le PDG de Thales training et simulation qui fabrique aussi des simulateurs d’avions et de chars, assure qu’il suffit de quatre heures pour changer “d’hélicoptère” à bord. (...) Lire la suite sur ledauphine.com

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